J’ai connu, il y a longtemps, une très longue expérience en psychanalyse freudienne orthodoxe, plusieurs fois 45 minutes chrono par semaine, sur un divan Mies Van Der Rohe, face à un grand tableau abstrait, à horaire fixe, avec la même poignée de main, exactement le même « Bonjour Madame », les mêmes grincements du Lounge et toussotements derrière ma tête, l’évolution et l’analyse du transfert et tout l’arsenal traditionnel. Comprendre pourquoi j’étais tombée dans un trou a été éclairant. Je connais maintenant le récit que je me suis fait de cette histoire dans les moindres détails. J’ai zoomé sur bien des cailloux, gravillons, branches et brindilles ayant pu occasionner une chute, une blessure ouverte ou une simple grattouille entre les orteils. Et j’ai parfaitement intégré le phénomène de l’association libre et de l’écoute flottante, très intéressants à détourner, pour développer l’imaginaire et certains types d’exploration.

Plus tard, je me suis intéressée à l’hypnose éricksonienne, d’abord pour régler un problème ponctuel, puis pour me former à l’accompagnement par l’hypnose éricksonienne de personnes désirant évoluer et, enfin, pour l’utiliser en création radiophonique et en workshops. Quelle découverte!

Trouver rapidement les processus qui permettent de sortir d’un trou et même de ne plus avoir peur de me promener tout au bord et même de jouer avec la chute et la remontée et même de faire de n’importe quel trou un espace d’exploration constructif et créatif m’a semblé bien plus actif, libérateur, joyeux et ouvrant!

C’est pourquoi j’ai choisi de me former en hypnose et non en psychanalyse, même si cette dernière a été une magnifique aventure intellectuelle, même si mon entourage compte quelques charmants férus de psychanalyse et même si j’ai été curieuse de découvrir l’hypnoanalyse, qui réconcilie hypnose et thérapie analytique, entrevue deux jours à Bruxelles en 2014, lors d’un séminaire donné par Edouard Collot.

Bref, il s’agit dans l’accompagnement que je propose, d’arrêter le récit de la souffrance et se demander comment sortir des difficultés, d’éteindre la parole et de mettre en place les conditions où quelque chose peut se passer pour que le sujet puisse sortir de ses problèmes. L’objectif premier est l’amélioration de l’existence du sujet, pas la compréhension du trouble.  « Est-ce que vous voulez vous voulez changer ou est-ce que vous voulez répéter? Alors déposez les armes » est une expression de François Roustang que j’utilise fréquemment. Ancien psychanalyste, il est l’un des hypnos qui m’inspirent.

 

Image: Erickson / Freud

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© Marie Lisel

PS: un lien: « Pourquoi le fait de comprendre ne résout rien? » http://quebec.huffingtonpost.ca/carolyne-jannard/emotions-rationalisation-mecanismes-de-defense-souffrance-raison_b_7606976.html

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