Lorsque l’on établit une communication valable avec son symptôme, il n’est plus obligé de « gueuler de douleur ou de gêne » pour se faire entendre.

Ca peut paraitre simpliste mais… ça fonctionne!

DE L’ECOUTE ET DE LA CONSIDERATION POUR SOI-MEME

En se connectant avec ce qui nous gêne, nous fait mal, nous handicape… en le considérant, en lui faisant ressentir la complicité et l’amour que l’on peut avoir pour toutes les parties de soi y compris lui, il est possible de donner envie à ce qui est en soi « plus fort que soi » de communiquer autrement que par la douleur, l’angoisse, la gêne… Le regarder, écouter ce qu’il a à dire, établir un accord avec lui de façon à mieux vivre… cohabiter?

ROLE DU SYMPTOME

Il est bon de rappeler que chaque gêne physique (acouphènes, nausée, migraine…) doit d’abord être analysée chez un médecin, avant d’envisager d’améliorer le bien-être par un travail sur le fonctionnement psychique.

Parfois, le rôle que remplit le symptôme est de prévenir de ce que l’on se représente à raison ou à tort comme un élément à éviter. Je me souviens des crises d’éternuements au contact des chats, développées subitement par une personne qui, après une énième dispute familiale, ne voulait plus du tout voir sa belle-mère, laquelle vivait avec trois persans.

Parfois, ce rôle est très important pour l’équilibre général de la personne. A partir du moment où elle se rend compte qu’il lui faut d’abord commencer par  transformer un lien ou autre modification essentielle avant de se séparer de son symptôme, le travail vers le mieux être est déjà entamé.

Par exemple, une personne désirait se « débarrasser » d’un acouphène. Après la séance, elle a décidé au contraire le garder et a commencé à apprivoiser avec tendresse ce rempart qu’elle utilisait avant – inconsciemment – contre la dureté du monde qu’elle ressentait souvent. Elle sait que son rapport aux autres est compliqué. Mais elle n’a pas envie d’entamer ce chantier maintenant car ça ne la gêne guère, elle aime la solitude. Elle a donc décidé de devenir complice avec son acouphène et a très vite réussi à le « commander » lorsqu’elle en a besoin (comme avec un potentiomètre qui amène une barrière ou un doudou, selon la fréquence) et à l’interpréter (comme une alarme d’angoisse qui menace). L’accord est parfait, selon elle. Quant au chantier de la relation au monde, elle l’entamera quand et si elle le désire. A chacun son confort et ses décisions!

Un autre client, lui, venait pour la cigarette. En découvrant le rôle d’une dizaine de ses cigarettes quotidiennes (les autres étaient purement comportementales), il a décidé de régler d’abord le problème sous-jacent (rituel de fidélité à une tradition familiale), avant d’essayer d’arrêter de fumer. Et… l’arrêt s’est fait tout seul, naturellement, dès l’intégration de la transformation au lien familial.

SE FAIRE CONFIANCE

Ces transformations peuvent se faire en rêve éveillé mais aussi, simplement, en faisant confiance à ce qui travaille en nous sans que nous le maitrisions.

Bien sûr, il n’y a pas de baguette magique! Il faut compter sur les séances d’hypnose, mais aussi sur la volonté et la ténacité (le fait de vouloir régler le problème et de s’y atteler!), la répétition (qui est un des ingrédients du changement) et sur un travail hypnotique en rapport avec la complexité des processus. En effet, pour certain(e)s, cela peut prendre une séance alors que pour d’autres, il peut en falloir cinq, selon ce qui a déjà été travaillé avec d’autres techniques, selon le réseau de liens, etc.

En séance individuelle ou en atelier « établir une communication confortable avec son symptôme », chacun découvre, à son rythme, comment s’écouter et comment créer une entente nouvelle avec ce qui cherche à s’exprimer.

Il suffit d’oser 🙂

© Marie Lisel

Lire aussi:

Publicités