Au Bois de Vincennes et parfois aux Buttes chaumont (le parc est moins sauvage mais les vieux arbres sont magnifiques), les séances se font au grand air et en rapport avec les éléments. C’est une façon pour moi de prolonger mes stages en Cévennes et Lozère et pour les parisien.ne.s de se connecter à la nature et à soi-même à travers elle, à 5 minutes du métro 1 (Vincennes) et 6 (Porte Dorée) ou du tram 3a.

En hiver, il suffit de s’équiper de vêtements adaptés. La nature est tout aussi accueillante et transitionnelle 🙂

Les séances sont de longueur variable. La plupart du temps, nous partons pour 1h30-2h, au tarif de 1h30 dans le tableau. La balade de 15 minutes avant (prétalk) et après (débrief) nous permettent d’aller dans le bois, plus loin que le parc.

Hypnose, rêve éveillé, rituel, chant, action, connexion avec la rivière, les arbres…, objets transitionnels naturels, mènent à des transes de transformation profonde et directement intégrées dans le corps.

Ces séances peuvent varier: soit nous travaillons en déambulant, à la rencontre de miroirs et de déclencheurs, soit assis.e.s sur un tronc, comme en cabinet naturel, soit nous avançons par étapes, avec des arrêts en rêve éveillé ou en hypnose.

Bienvenue au grand air!

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Témoignage

SEANCE EN NATURE

De notre séance au bois de Vincennes, voici mon retour:

Tout d’abord, il y a le plaisir d’une promenade dans la nature. Les sens en éveil. L’excitation d’une excursion hors-cadre. Et aussi une douceur. Comme si retrouver un coin de nature c’était pouvoir respirer à nouveau. 

La séance commence là. Dans notre marche.  Le corps en action libère. Je raconte à Marie où j’en suis dans ma vie. Je me détends. Ce qui m’entoure est si beau. Prête pour de nouvelles perceptions.

Une première halte devant l’eau. Choisir son endroit, là où je vais me poser, m’enraciner. Un exercice de respiration et un mouvement des bras qui amènent à un état de relaxation. L’eau, les lentilles vertes sur l’eau, les bestioles qui volent, les promeneurs qui discutent. Vont-ils me remarquer, faire un commentaire sur ce que je suis en train de faire? Ces pensées me traversent mais elles sont reléguées au second plan. En cet instant ma priorité est ailleurs. Sur le chant de Marie, sa voix, ses mots percutants, justes, qui me rassurent, sur les sensations de mon corps. 

Marie me propose un code « mon corps penché en avant est un oui » « penché en arrière c’est un non ». Je me pose alors des questions et je laisse mon corps y répondre. C’est comme un jeu. 

Puis nous poursuivons notre balade. Choisir un arbre, celui qui va me porter, m’abriter. L’enlacer, le regarder de toute sa hauteur. Je me sens si petite face à lui.  Là mon corps me fait mal, la position est inconfortable. Les bras autour du tronc, je m’étire tête en arrière. Avec le recul, je trouve que j’ai été trop sage dans cet exercice. J’ai appliqué la consigne de départ, sans me laisser vivre avec cet arbre, sans interagir. Une araignée m’a piqué au poignet. Comme pour me réveiller. Je l’ai sentie mais j’ai « tenu bon » sans céder à la douleur.

Pourquoi « tenir bon » quand tout est possible et qu’il n’y a aucun enjeu, aucune perfection à réaliser?! Avec le recul, je me dis que j’aurais aimé chanter, tournoyer autour de l’arbre. 

Cette résistance parle aussi de moi, de ma difficulté parfois à ne pas m’affranchir des codes, des consignes. Aussi de ma difficulté à poser mes limites. De ma soumission parfois (ce que je ressens est moins important que ce qui doit être, que ce que je crois devoir être).

La dernière halte, assise sur un banc face à l’eau, Marie me fait faire un rêve éveillé. Mon regard se perd sur l’eau. Je retrouve les pistes de nos séances habituelles. Avec des ressources à convoquer. A ce moment-là, j’avais besoin de courage et de joie. 

Je puise dans des souvenirs. Ces souvenirs génèrent une force, une énergie que je sens dans mon corps.L’énergie du courage se traduit en un geste de poings serrés sur les cuisses et ma tête penchée vers l’avant comme une guerrière qui va au combat, les armes serrées dans la main et la confiance sereine. 

Pour la joie, Marie ne me guide plus, je fais le voyage à mon rythme. C’est un peu plus confus pour moi. En général, la voix de Marie m’aide à ne pas laisser les parasites mentaux prendre le dessus. Livrée à elles-mêmes les pensées divaguent. 

Pourtant dans le désordre je ressens un bien-être très grand. Je m’attarde sur l’eau. Des associations d’idées me viennent comme ça, sans les forcer. Une réponse arrive venant éclairer une séance précédente. « Tiens c’est vrai, j’avais reçu comme consigne de m’asperger avec de l’eau! Je ne comprenais pas pourquoi. Et aujourd’hui je fais le lien. Ces dernières semaines je ne me suis jamais autant baignée dans la mer. Et j’en ai ressenti une telle joie! »

Je suis bien, apaisée. Je pourrais rester là des heures. 

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