L'hypnose pour créer sa vie, son oeuvre, son monde

°°°CREER SA VIE°°° régler un problème, soulager un symptôme, récupérer de l'énergie, lâcher du lest, s'émanciper d'une addiction, transformer le réseau d'influences, activer des ressources, choisir, se libérer, s'épanouir, ressentir, grandir, stimuler, se centrer, changer vers un mieux-vivre '''''CREER SON OEUVRE''''' ouvrir, inspirer, souffler, se laisser embarquer, improviser, écrire, dessiner, composer, danser, jouer, monter, construire, capter, oser, réaliser, proposer, partager, faire oeuvre ***CREER SON MONDE*** parcourir, explorer, plonger, planer, découvrir, étendre ses connaissances sensorielles, tester, examiner, prospecter, étudier par les sens, arpenter, jouer, expérimenter, modeler, moduler, inventer, augmenter, expanser…

Se connecter à soi, au cheval, au monde, Azinières (Lozère, Cévennes)

Je chuchote à l'oreille de Bryum

Se connecter à soi, au cheval, au monde
par le cheval-miroir, le rêve éveillé et l’hypnose éricksonienne

Nathalie Bletterie, ses chevaux et moi vous accueillons pour des séjours « cheval-miroir et hypnose », dans la nature magnifique de Lozère,  au Centre de médiation par le cheval Imala.

Septembre 2017, mai 2018, juillet 2018, aout 2018… et été 2019. Visitez les témoignages envoyés par des participants aux stages 2017 et 2018.

Dates 2019 des stages hypnose, rêve éveillé et cheval miroir, au Centre Imala

  • Juin 2019 (3 jours): 29-30-01
  • Août 2019 (3 jours): 3-4-5
  • Août 2019 (4 jours): 15-16-17-18

 

Capture d_écran 2017-07-01 à 15.05.43
Nath et Phoebus

Le timing : du samedi 9h au lundi 17h00 (3 jours) ou mardi 17h (4 jours). Il est possible d’arriver la veille entre 18 et 20h et de repartir le dernier jour au soir ou le lendemain matin. Et pour ciels qui désirent rester, de nombreux logements (camping, chambres d’hôtes…) sont accessibles dans la région, pour profiter de cette nature magnifique (parc naturel des Cévennes, hauts-plateaux, rivière, cascades, randonnées, vautours fauves, parapente…)

Il y a minimum 4 et maximum 7 (stage de 3 jours) ou 9 (stage de 4 jours) participant.e.s dans chaque session.

En 2019, nous proposons à nouveau des stages de trois et de quatre jours, qui sont abordables sans expérience ni avec les chevaux ni avec l’hypnose et que vous pouvez suivre indépendamment ou l’un à la suite de l’autre.

Nos outils?

Médiation par le cheval, médiation par le lieu (chien, chat, arbres, rivière…), rêve éveillé dirigé, ateliers d’exploration hypnotique, construction collective transitionnelle, balade hypnotique, marche, baignade, rêverie, sieste…

P_20180520_101652_vHDR_Auto
Le rond de travail et les trois chevaux au repos

Cheval miroir et hypnose?

Il ne s’agit pas d’un stage d’équitation (non, on ne « monte » pas). Aucune connaissance préalable avec les chevaux n’est requise.

C’est une occasion tranquille de rencontrer nos parts intuitives, par l’intermédiaire de trois chevaux partenaires, attentifs et bienveillants et de progresser pas à pas avec eux, grâce à l’hypnose, vers une présence ancrée dans l’ici et maintenant, vers une connexion intense à soi, à l’autre et à la nature qui nous accueille, dans ce lieu magnifique, en Lozère, là où les chevaux et Nath vivent ensemble entourés d’arbres, de montagnes et de rivières.

Les chevaux nous offrent des connexions avec nous-mêmes, avec eux-mêmes, avec l’environnement… ils ouvrent et guident.

L’outil hypnotique permet de vivre des expériences sensibles profondes en toute sécurité.

Ensemble, avec les chevaux, nous traverserons trois ou quatre jours de recherches sur la rencontre, l’écoute, l’éthologie, le nettoyage, le ressourcement, la transformation, le partage, en accord avec votre objectif personnel.

P_20180520_100322_vHDR_Auto
Bryum et moi

 

Qu’est-ce qu’une séance de cheval miroir?

Les explications complètes sont ici et les témoignages là.

Les trois chevaux partenaires réagissent à la fois avec leur désir de travailler avec l’humain (ce qui n’est pas le cas du chat, très indépendant et trop celui du chien, en demande) et à la fois avec leur intuition, leur savoir-faire animal, leur ressenti profond.
Ils se positionnent subtilement « en miroir » de nos processus (réaction émotionnelle, énergie, action, regard, posture, film intérieur réalisé selon nos représentations, projections), ce qui permet de mettre à jour la construction de notre propre façon d’être et de réagir, sans masque.

Ils le font tous les trois de façon sincère et selon leur caractère, très différent (Lipzou la douce attentive, Bryum le câlin malin, Phoebus le chef impatient…).
Dans ce stage, chacun.e vit avec les chevaux qui travaillent des process du quotidien, sauf qu’ici ces process sont mis en évidence, à nus, et dénués d’intentions extérieures (le cheval fait simplement « miroir »).

L’hypnose et le rêve éveillé prolongent ensuite cette exploration, de façon à mettre à jour les fonctionnements, peurs, désirs, réactions, projections, émotions face à l’intention choisie en début de stage,  pour explorer, apaiser, transformer, réconcilier, traverser…

P_20180520_103958_vHDR_Auto
Ici, Phoebus fouette de la queue. La personne qui se donne à voir en miroir reçoit cette information et réagit émotionnellement, à sa manière.

Programme: exemple d’une journée type

Cet horaire est un exemple. Les journées varient, selon les envies, les possibles, la météo, le nombre de participant.e.s… A la fin du stage, vous aurez de toute façon bénéficié de:

  • une séance individuelle en cheval-miroir
  • une séance individuelle en hypnose-REAH
  • plusieurs séances collectives en cheval-miroir
  • plusieurs séances collectives en hypnose-REAH
  • moments de construction transitionnelle collective
  • moments de débrief cadré réguliers
  • moments de liberté et de repos
  • moments de travail d’auto-hypnose en connexion… avec la cascade, la rivière, la mare, les arbres…

1er temps de travail (9h -> 13h30)

  • Gym énergétique sur la terrasse
  • Petit déjeuner
  • Séance collective en cheval-miroir (en 2 ou 3 groupes)
  • Séance collective en rêve éveillé augmenté par l’hypnose ou en apprentissage des outils d’auto-hypnose en connexion avec la nature
  • Débrief du matin

Pause (13h30-17h)

  • Déjeuner
  • Temps libre pour la sieste, baignade, balade…

Second temps de travail (17h-21h)

  • Séances individuelles en cheval-miroir / hypnose
  • Travail d’autohypnose dans la nature, personnel et au choix (ancrage, alignement, nettoyage, connexion, ressourcement, questionnement, conciliation, tranquillisation, énergisation, créativité, laisser-faire, positionnement d’observation de soi…)
  • Débrief de l’aprem

Diner à 21h

P_20180820_112832_vHDR_Auto
Travail hypnotique dans la forêt

Infos pratiques

Les dates:

  • 3 stages en été 2019 (dates à venir)

La localisation :

Capture d_écran 2017-10-31 à 17.01.21

Nombre de places: minimum 4 et maximum 7 (3 jours) ou 9 (4 jours)

Promo:  -20 pourcents, -15 pourcents, -10 pourcents, -5 pourcents.

Nathalie et moi désirons y voir clair pour les inscriptions d’été.
En effet, nous recevons de nombreuses demandes d’inscriptions qui ne se concrétisent pas suffisamment tôt.

Nous offrons dès lors:

  • 20 pourcents  sur le prix du stage aux personnes qui s’inscrivent au moins 4 mois avant
  • 15 pourcents au moins 3 mois avant
  • 10 pourcents au moins 2 mois avant
  • 5 pourcents au moins 1 mois avant

Ces réductions s’appliquent sur le stage (hors nourriture et logement).

Coût pour les stages

  • 360 euros, pour 3 jours (288 euros en s’inscrivant 4 mois à l’avance)
  • 450 euros pour 4 jours (360 euros en s’inscrivant 4 mois à l’avance)
  • Si vous désirez vraiment venir mais que vous ne pouvez pas donner 288 euros, écrivez-nous. Nous trouverons une solution.

Hébergement entre 5 et 30 euros par jour: 

  • votre tente dans le pré ou votre camion sur le côté de la maison avec accès à la salle de bain: 5 euros par personne
  • tente+matelas+couvertures, le tout loué au centre avec accès à la salle de bain: 10 euros par personne
  • 2 chambres de deux lits dans la maison: 20 euros par personne
  • 2 chambres individuelles dans la maison: 30 euros

Repas végétariens (prix coutant): paiement à part  de 25 euros par jour pour 3 repas et des collations. Vous pouvez aussi utiliser la cuisine gratuitement pour vous préparer votre nourriture végétarienne perso. Il n’y a guère de temps pour préparer (nous passons à table juste après les débriefs), prévoyez alors des plats à réchauffer facilement ou des salades. Notez que ce stage est végétarien (pas de viande ni de poisson au frigo ou à table). Notez aussi que l’alcool n’est pas autorisé.

Trajet: calculez pour arriver entre 18 et 20h la veille du stage ou à 8h45 le jour-même. Pour repartir, le bus Florac-Alès est à 10h30 à l’ancienne gare de Florac, arrivée à 11h45 à Alès gare routière.

En voiture: à 1h10 d’Alès, 2h de Nîmes, 2h des Vans, 2h30 de Montpellier, 2h30 d’Avignon, 2h40 de Montelimar, 3h de Valence, 4h de Lyon, 5h15 de Genêve, 6h30 de Paris… Tout est indiqué sur le site de Nath: « en pratique ». Nous faisons le liens entre les stagiaires pour d’éventuels covoiturages.

En train-bus:

  • Train vers Nîmes (en Ouigo pas cher ou en TGV)
  • TER jusqu’à Alès: TER Occitanie, ligne Nimes/Alès/Clermont-Ferrand, http://www.ter.sncf.com/occitanie et 0800 31 31 31 (appel gratuit)
  • bus (il y en a peu, voir les horaires ici) ou covoiturage avec un.e autre stagiaire ou covoit blablacar ou autostop d’Alès à Florac (personnellement, j’arrive souvent d’Alès en stop chez Nath et Pierre, la Lozère est sympa avec les personnes qui n’ont pas de voiture) ou navette de Pierre (pour plusieurs arrivées en même temps)
  • Le Centre Imala est à 5h30 de Paris tout compris

Infos et inscription:

  • email de Marie:  lisellesil@gmail.com
  • email de Nathalie:  nathalie.bletterie@gmail.com

Bienvenue!

P_20180520_112411_vHDR_Auto
Nath et Phoebus

Les 3 axes de nos stages

Exploration 

Quelle histoire nous racontons-nous? Comment interprétons-nous les éléments du contexte? Les « patterns » (sélection des captations, représentations, projections, réactions, émotions…) se sont construits et consolidés au fur et à mesure de nos expériences, depuis le début de notre existence, sans que nous nous rendions compte que ces mécanismes internes créent ce que nous croyons être « la réalité ». En laissant nos affects se révéler par la projection et par le cinéma intérieur, grâce au travail avec les chevaux et aux séances hypnotiques en connexion avec la nature, nous les rencontrons, les apprivoisons, les dépassons, les libérons.

 Conciliation

Le second fil est la conciliation entre les facettes (les dividus) composant un individu, entre ce qui en nous désire aller vers notre intention et ce qui est « plus fort que », ce qui résiste au changement.

Lorsque des tiraillements entre des émotions différentes, entre des désirs d’actions opposées, entre des élans a priori incompatibles amènent de l’inconfort, du stress, de la versatilité, des ruminations, voire de l’angoisse, il est intéressant de laisser la négociation du conflit se passer à un niveau intérieur, entre les différentes parties de nous-même, chacune reliée à des intentions, à des contextes, à des désirs et à des peurs, à des besoins singuliers…

Ces voyages intérieurs  débouchent, si cela est approprié (car c’est différent pour chacun) sur un allégement-éclaircissement-apaisement ou sur une prise de décision ou – tout simplement – à une grande bouffée de tranquillité, en paix avec soi-même.

Transformation

Le troisième fil est la transformation par la mise en mouvement du corps réel et du cheval, mais aussi des objets transitionnels, des corps rêvés, des symboles et des paysages intérieurs.

Se donner du jeu pour quitter la sclérose, l’immobilité, le positionnement rigide, la répétition, le sillon fermé… Se donner du mouvement pour oser explorer et tester d’autres processus, en toute sécurité. Se donner de la joie, de la connexion, de l’accueil, du temps pour se mouvoir, s’émouvoir, en choisissant son cap et la modulation qui y mène.

Venez dérouiller vos processus, bouger vos corps et éprouver le champ de vos possibles!

 

Nombreux témoignages

A Lire:

 

IMG_7371

Long témoignage de septembre 2017

A la fin de l’été 2017, je me suis rendue à Azinières situé sur un flanc de colline du causse Méjean, en Lozère : « deux jours pour se connecter à soi, au cheval, au monde ». Durant ce weekend end , les accompagnants, humains, chevaux chiens, chat, arbres, rivière, montagnes m’ont permis d’ouvrir doucement un espace intime et sensitif afin d’engager un lent travail d’exploration, de mise en circulation, de déplacement des représentations de soi, de l’autre, des relations.

A mon arrivée je suis accueillie par Zen-it, un chien blanc avec deux billes noires à la place des yeux, c’est un chien qui sourit.

Capture d_écran 2017-10-31 à 14.50.15
Le sourire fait chien

La maison de Nathalie et de Pierre regarde les trois chevaux, et vice versa. Les arbres sont hauts, les montagnes nous entourent, tout ça nous regarde autant que nous les regardons. L’air est frais et calme. Ça a déjà commencé en quelque sorte, parce que dans ce paysage, à proximité des animaux, un autre espace intérieur s’ouvre que celui de la rationalité analytique. Je sens, je vois, je touche.

Le chien blanc Zen-it, la chatte Joséphine, les chevaux Phoebus, Bryum et Lipzou. La maison est très chaleureuse. Une grande baie vitrée fait le pont entre le dedans et le dehors, entre le chat couché sur le canapé, ronronnant et les chevaux.

Nous nous présentons les uns les autres. C’est drôle parce que Marie , l’hypnotiseuse, a des yeux de chat. Elle observe et travaille déjà.

IMG_6299
Bryum, Lipzou et Marie

Nathalie, elle, a une douceur dans les yeux et un calme apparent, très apaisant.

Capture d_écran 2017-10-29 à 19.52.43
Phoebus et Nathalie

Toutes les deux, chacune avec leur pratique respective nous proposent de nous accompagner durant le weekend end. Mais je sens que nous allons aussi être co-auteur de ce moment, et ça me plaît. J’ai de la place, je ne me sens pas infantilisée, excessivement administrée, ce weekend end ne sera pas une activité occupationnelle dirigées. Ouf.

Dans cette présentation, je sens déjà que tout à la même valeur, ou plutôt que rien n’a plus de valeur que le reste. Animaux, arbres, montagnes, humains, rivière. Pas d’anthropomorphisme donc, mais un jeu de miroirs perpétuel entre toutes ces choses vivantes.

IMG_6318
Bryum s’est installé dans la sellerie

D’ailleurs quand j’y pense, c’est comme ça que je décrirais le stage que nous ont proposé Marie et Nathalie. Une sorte de voyage de deux jours dans un palais des glaces pour mettre à distance, refléter, révéler des parties de mon intériorité, parfois noueuse.

Nous allons tous ensemble vers la rivière en contre bas. Il faut descendre par un chemin un peu escarpé. C’est le chemin que prennent les chevaux pour boire. Il y a un arc en ciel.

Capture d_écran 2017-10-29 à 19.56.19
L’arc-en-ciel de bienvenue, le vendredi soir

Là, des grands arbres. C’est un terrain submersible, inexploitable. Ça tombe bien, la notion d’exploitation, on le sent bien ici, est banni. Tous les rapports sont des rapports de collaboration, d’interaction. Entre les gens, entre les pratiques, les savoir-faire, les animaux, les végétaux et leur différent régime d’intelligence comme l’organique, l’intuition, l’analyse, le sensible, ou encore l’imagination…

IMG_6109
Entre pluie et soleil près de la rivière, où les chevaux vivent dans un espace vaste

Je me sens dans une sorte de réseau de choses dans lequel je peux voyager assez librement, me nourrir de ce que l’on me donne, sans obligations. Nous sommes un petit groupe fait de singularités, nous allons interagir sans être soumis à une croyance particulière.

D’ailleurs quand Marie nous parle de l’hypnose, elle semble dire « voilà, ce sont des outils, il y en a d’autres, mon savoir-faire c’est celui-là, je le partage avec vous, faites en ce que vous voulez » . En d’autres termes, il ne s’agit pas de vrai ou de faux. Il y a un pragmatisme et une distance qui me met à l’aise tout de suite. J’ai de la place pour ce que je suis.

Nous poursuivons notre voyage. Je dis poursuivre parce que ça a commencé dès que j’ai posé le pied hors de la voiture. Nous ouvrons encore cet espace intérieur, celui de la rêverie, de l’intuition et du sensible. Nous sommes invités à choisir un arbre et entrer en contact avec lui. Tout ça fait partie de l’atterrissage. J’ai les yeux et les oreilles grands ouverts, la peau qui sent, les pensées qui se calment. Je suis progressivement et de plus en plus là.

21414837_136915043594247_9019008174653983661_o
La rivière, où l’on se baigne en été

Marie nous propose une séance « de rêve éveillé », un voyage hypnotique de groupe. Pour moi c’est une intensification de ce qu’il se passe déjà. L’objectif de cette séance, se mettre au contact de notre intention par l’intermédiaire de la rêverie hypnotique. En d’autres termes, pourquoi ai-je décidé d’être là, quelle question je veux me poser à moi-même, sur quoi je veux travailler. Parce qu’il ne faut pas l’oublier, ce voyage n’est pas pour moi une balade d’exploration hasardeuse, une dérive sans but, il y des choses qui m’empêchent, que je veux mettre au travail.

Je ne sais pas si les autres sont dans la même démarche. Je sais que T. est plus dans la découverte et s’autorise la rencontre. Elle semble moins volontaire que moi. Question de nature. Tout est possible en tous cas. Nous sommes chacun là où nous sommes et rien n’est forcé.

Nous sommes installés à différents endroits, proche de la rivière, sous les arbres.

IMG_6120
Phoebus descend à la rivière, où nous rêvons

La voix de Marie me guide, ouvre cet espace de représentations et d’images qui me peuple. C’est un équilibre entre le laisser faire et l’attention au surgissement de ces images crées par moi. Un exercice de dissociation qui me permet d’être lecteur d’une partie de moi-même, à distance, pour voir ce que je me raconte à moi-même de moi-même. L’hypnose nous permet de reléguer au second plan notre rationalité analytique, sans toutefois la faire disparaître.

Dans la continuité de cette première séance, nous remontons le chemin en adoptant le comportement-cheval, en nous mettant pour quelques minutes dans la peau du cheval. Nathalie nous a préalablement parlé des différences de perceptions entre un prédateur et une proie . Nous passons donc de l’un a l’autre. De l’homme, au cheval. C’est déjà un travail de décadrage, de changement de point de vue nécessaire à n’importe quelle remise en question. Nous nous exerçons au fait de nous décentrer, et nous nous donnons la possibilité par-là de nous déplacer, de changer quelque chose. Sans parler de révolution totale ( je ne le souhaite pas ) nous nous entraînons au « pas de côté ». C’est comme si on pétrissait la pâte de notre cerveau pour lui donner plus de plasticité, plus d’amplitude, plus d’air.

Toutes ces étapes nous préparent à notre première rencontre avec les chevaux: Nathalie nous invite à une séance de « cheval miroir ». Ils sont trois. Chacun leur caractère. Des singularités encore.

IMG_6141
Bryum et Nathalie au travail

Chacun à notre tour nous devons aller à la rencontre de Phoebus , chargés de notre intention. A proximité de la bête, l’effet miroir est immédiat. J’observe ce que le cheval me renvoie ce que moi je lui envoie. Je ne décrirais pas ici ma rencontre avec Phoebus, je dirais seulement que ce qui a été touché a ce moment à fait mouche. Ca n’était pas forcement ce à quoi je voulais donner une place pendant ce weekend end et pourtant j’ai décidé d’accueillir ce travail. Ce fut profond, très intense. Ce que me renvoyait Phoebus était un point douloureux et fragile que nous avons décidé ensemble de regarder. L’accompagnement de Marie et Nathalie a été très structurant. Leur solidité permettait la confiance et le laisser-faire.

IMG_6154
Phoebus interagit dans le rond, espace de travail où sont assis.e.s les stagiaires.

Après le déjeuner, nous nous sommes réunis pour un premier retour sur la matinée qui fut riche en émotions. Les besoins de chacun sont entendus et pris en compte. Le planning change, s’adapte aux besoins. Nous poursuivons ce travail de mise à distance des représentations qui nous habitent et que nous projetons sur notre environnement humain et non humain. Nous nous efforçons de regarder ces reflets qui nous sont renvoyés parfois avec force pour apercevoir les mécanismes dans lesquels nous pouvons être enfermés.

La journée se termine par un feu de cheminée, et une écoute de la pièce radiophonique bOa, un rêve éveillé de Marie, mis en musique et en voix. C’est encore du partage. Les formatrices ne sont pas à distance malgré leur statut très clair. Les interactions sont continues. Nous nous couchons tôt. Sommeil de plomb.

Le lendemain, nous alternons travail individuel avec les chevaux et séance individuelle d’hypnose. Cela me permet de continuer à creuser ce qui m’a été donné à voir la veille.

Pendant une pause, Pierre me parle de cette maison qu’ils ont voulue ouverte. Nathalie n’aime pas les portes fermés. Et ça se sent. Je m’y sens bien.

Nous terminons le weekend end tranquillement par un thé, débriefing . Nous nous disons au revoir.

Ce weekend end m’a permis de faire apparaitre des représentations qui incarnaient certaines de mes pensées ou de mes émotions et de pouvoir les bouger un peu, de les mettre en mouvement quand je les trouvais trop figées. Ce « pas de côté » c’est que qu’on peut appeler une tentative de changement. Il ne s’agit pas d’un désir de révolution mais d’un léger décalage dans la manière de percevoir le monde, une possibilité de se connecter à lui autrement. Je me suis donné le temps de rendre plus plastique la façon dont je perçois le monde, moi-même et les autres.

Quand l’analyse et la rationalité touche une limite, il m’a été possible dans cet espace temps d’emprunter d’autres chemins, d’aborder certaines problématique autrement en engageant mon imaginaire et mon corps. De jouer avec d’autres outils.

Il m’a été permis de le faire dans un cadre bienveillant et inspirant qui donnait encore une fois toute sa place à la singularité de chacun.

Léa Drouet

Capture d_écran 2017-10-29 à 19.55.00
Séance de groupe

« Nous regardons les animaux et les animaux nous regardent. Nous faisons signe à un chat, par la voix, par le geste, le chat nous regarde et cligne des yeux. Il n’a pas la capacité d’exprimer des paroles selon le modèle humain, mais à sa manière il nous répond, par un clin d’œil. Que se passe-t-il dans ce clin d’œil ? Une communication s’établit, un échange a lieu. Nous regardons l’animal qui nous regarde. Que voyons-nous alors ? Le clin d’œil énigmatique nous pousse à regarder en nous-mêmes, comme dans un miroir » Le devenir Animal Gilles deleuze

Capture d_écran 2017-10-29 à 20.25.34
Rire en miroir, Bryum, Zenith et Marie

Autres témoignages

-> page de témoignages des stages « Se connecter à soi, au cheval, au monde »

IMG_7271

Le plaisir d’être ensembles autour d’une même envie. Se rapprocher encore de soi. Trouver des réponses, en consolider certaines.

IMG_7340

J’ai passé une très bonne journée, apaisante, avec des personnes différentes et intéressantes. Au fil des ateliers, mes questions se sont affinées, précisées. Bien sûr, j’ai les réponses, elles sont en moi, mais en fin de journée, les différents éléments ont trouvé leur place juste. Je souhaire recommencer! Un grand merci

P_20180709_161806_vHDR_Auto

La multiplication des différents ateliers m’a permis d’avoir des réponses aux questions que je m’étais posées dans un atelier précédent. Le « turn over » des personnes et la déambulation des uns et des autres dans l’espace m’a donné l’impression que le lieu se chargeait de l’énergie que chacun y a déposé, tout en diffusant des ondes positives les uns envers les autres (animaux, arbres et pierres compris)

IMG_7345

J’ai vécu cette traversée très tranquillement. L’articulation temps partagé de travail, temps partagé de vie commune, temps libre m’a plu. Et aussi l’articulation entre temps de travail individuels et temps de travail collectifs. Je ramène avec moi l’image de l’alignement des chevaux Phoebus et Bryum, l’alignement dans l’arbre, une souplesse dans le dos comme entrée en transe… 

P_20180709_110704_vHDR_Auto

J’ai aimé le lieu, les arbres,  les participants et accueillants, les chevaux. Un petit moment difficile pour moi quand je ne me décidais pas à aller vers les chevaux, qui s’est transformé en pépite quand Bryum est venu vers moi alors que je ne m’y attendais pas. J’ai parfois ressenti trop de « structure » et j’aurais aimé laisser plus de place au chant et à l’improvisation. Vive les ailes des chevaux pour s’ancrer dans la terre!

IMG_7371

Traversée avec des hauts et des bas mais de manière générale: merveilleuse. Tout est parfait: le cadre, la liberté de dormir en différentes « formules », et de prendre différents menus, le programme avec assez de temps pour tout intégrer… J’ai surtout aimé le contact avec les chevaux, et la séance individuelle avec Lipzou (un moment de partage intense…) qui était pour moi le summum du stage et vraiment ce que je recherchais. Mais j’ai aussi aimé les moments dans la nature, à côté de la rivière. La connexion à la nature m’a fait beaucoup de bien et l’outil de construction collective a permis de matérialiser mon chemin.

P_20180708_111456_vHDR_Auto

Une traversé sereine, avec une progression dans le cheminement, articulée sur trois jours. Belle découverte du travail avec les chevaux, du lieu, de Nathalie, Marie, Pierre, les autres participants, Zen-it, Joséphine… Je remmène une pépite avec moi, un morceau d’améthyste. Continuez comme cela!

P_20180709_105711_vHDR_Auto

J’ai vécu cette traversée avec de la douceur, du soutien, de l’accompagnement, et comme quelque chose qui m’a ouverte à l’environnement. J’ai eu un petit peu de mal au début à m’accorder dans le groupe et dans le lieu, mais finalement j’ai aimé l’harmonie de tout, tout est à sa place. C’est le début de l’histoire qui continue, youpi!

Capture d_écran 2017-10-29 à 20.18.16
Construction collective à partir d’objets transitionnels

 

Témoignage sur les séances qui se complètent (cheval-miroir + hypnose)

Problématiques identifiées : insomnie avec réveil en sueur, 4ème enfant ou non, achat compulsif de matériel.

Discussion avec Nathalie et Marie sur ces problématiques avant les 2 séances.

***

Séance avec Nathalie

Accueil de Lipzou à la porte du paddock mais pendant que nous installons le matériel c’est Bryum qui nous rejoint dans le rond de longe.

Nathalie me demande si par rapport à ce que nous avons évoqué avant il y avait quelque chose de précis que je souhaite travailler. Ma réponse est négative. Le temps de l’échange Bryum est reparti, cela me déstabilise un peu.

Nous allons voir les 3 chevaux. Autant Phoebus j’ai eu un : « Non, je ne peux rien t’apporter cette fois ci », autant pour les deux autres il m’est difficile de choisir.

Nathalie a été marquée par cette parole lors de notre échange général : « Les femmes enceintes sont autorisées à ne rien faire ». Elle me dit également qu’elle ressent de ma part un grand besoin de douceur. Du coup séance pansage, grattouille pour commencer mais ma raison est toujours présente et active, j’ai du mal à couper.

Elle me demande alors de me connecter, de m’enraciner et de laisser venir la question. Une question émerge mais très vaste. Nathalie me demande de la formuler à voix haute mais cela m’échappe c’est trop intangible. Je me reconnecte, cela se précise : « A t on besoin de l’Amour des autres pour exister ? » Ce qui est assez marrant c’est que Bryum s’était installé à la porte, le temps que je ferme les yeux et lui pose cette question, il m’a répondu certes mais j’ai aussi entendu une autre voix et en ouvrant les yeux les deux autres chevaux nous avaient rejoints à la porte.

Pour Nathalie se sera plutôt une séance introspective qu’active. Elle me tend mon casque, installe un marche pied. Je dois monter à cru cela m’inquiète. Bryum a senti ma crispation car au moment de passer ma jambe de l’autre côté, il avance. Et là je bloque incapable de me hisser correctement, il n’y a pourtant pas grand-chose à faire mais ma raison et mes réflexes sont absents jusqu’à ce que je me secoue les puces.

Nous restons un moment immobile, j’ai l’impression d’être un mât sur un bateau, mon corps tangue. J’essaye de caler ma respiration sur celle de ma monture mais ses inspirations sont trop courtes. A un autre moment trop profonde. Je me concentre sur la mienne seule.

Nous nous mettons en route guidée par Nathalie, je ne suis pas à l’aise du tout, Bryum n’ose pas avancer et bloque à chaque passage devant la porte.

Nous tournons dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, Nathalie me demande de retourner dans mon passé d’évoquer tous les souvenirs désagréables et de les jeter par terre. Une image d’Harry Potter me traverse l’esprit quand ils sont dans la salle des prophéties.

Chose à laquelle je ne m’attendais pas, ce sont des souvenirs de mon enfance et ou adolescence qui me reviennent. Je les ai également évoqué à voix haute.

Une fois fini, nous tournons dans l’autre sens et je dois me projeter sur ce que je voudrais d’agréable dans ma vie : un chaton tout doux sur mes genoux à caresser, plus de cartons dans ma maison, du temps pour des activités avec mes enfants.

Voilà une séance surprenante.

Par contre j’étais dans l’incapacité de faire un deuxième round avec Marie, la séance avait remuer trop de vieilles choses.

***

Séance avec Marie

Le lendemain matin pendant que Nathalie est avec ceux qui souhaitent découvrir le cheval miroir. Nous nous installons à l’étage. Je prends place confortablement dans un des canapés accueillant de la demeure.

Marie me demande de lui raconter la séance de la veille. Je lui raconte et lui fait part de ma surprise d’avoir vu revenir ces vieux souvenirs de mon enfance. Ce sera la porte d’entrée du monde onirique.

Marie me demande de visualiser ces souvenirs et d’essayer d’estomper leurs couleurs, les délaver. J’en suis incapables car sinon je les perds et ils concernent tous mon papa décédé. Mes larmes coulent. Marie me dit de prendre dans ces souvenirs ce que je souhaite garder avec ma main et les mettre dans mon cœur : son regard, sa confiance en moi, ma liberté d’action. Une fois fait effectivement les souvenirs s’estompent.

Je dois maintenant laisser venir un guide : ce sera un petit écureuil avec une queue touffue d’un marron plus foncé que son corps. Je le suis dans la brume. Un cage apparaît. Je ne sais pas si c’est moi qui suis dedans ou si je suis à l’extérieur. Ce sont des barreaux fins rigides en petit carré de 2cm*2cm. Une fois décrite à Marie elle disparaît.

J’arrive dans une prairie vallonnée avec l’herbe qui bouge par vague sous l’effet du vent. C’est calme juste ce mouvement de vague. On dirait la prairie où Bambi et sa maman paissaient dans le dessin animé. Il y a une forêt de chaque côté. Marie me dit d’aller vers ce qui m’attire mais je tourne sur moi-même, je ne sais pas, je choisis le haut de la colline.

J’arrive dans une brume qui m’arrive juste sous les genoux. Ce n’est pas agressif ou angoissant juste confortable. Je m’accroupis, Marie me demande quelque chose à ce moment là mais je ne me souviens plus. Je me rappelle des paroles dans ce paysage : « Relâche et ai confiance » Marie me dit de les matérialiser. Ce sera une sphère mouvante avec de l’eau bleue turquoise qui coule à l’intérieur en circuit fermé, c’est fascinant. Puis elle me demande comment je pourrais améliorer encore la situation : « En dormant », j’éclate de rire en songeant à mes insomnies. Elle m’indique de faire un mouvement qui me permettrait de me rappeler de ce bien être pour une la prochaine fois où j’en aurais besoin. Mon guide suivant sera un éléphant dessiné mais je n’en verrais que les fesses avec cet énorme cercle, ses petites pattes rectangulaires et sa queue qui bouge à chaque pas avec ses quelques poils au bout.

J’arrive dans le noir cela m’oppresse, je sens une contraction au niveau de mon sternum. Marie me demande de quoi j’aurais besoin pour améliorer la situation. Je lui réponds une petite lumière, en fait c’est la flamme d’une bougie. Ma respiration se calme. Le noir devient un tableau mouvant d’art abstrait avec deux taches de couleurs une violette et une bleue qui bougent comme ces lampes à bulle dans les années 70.

C’est une femme qui apparaît ensuite, grande, belle, majestueuse, une peau laiteuse, des cheveux blond roux attachés en un énorme chignon sauvage. Elle s’appelle Justice. Elle me dit : « Fait la paix et Pardonne ». Marie me demande quel visage apparaît ensuite et de le laisser s’exprimer. C’est celui de mon compagnon. Il me dit qu’il est désolé de nous avoir mis en danger, qu’il ne savait pas que cela pouvait aller jusqu là, qu’il ne pensai pas faire mal, qu’il sera plus prudent et que cela ne recommencera pas. Marie me demande de faire défiler les souvenirs liés à ces événements et de les trier avec ma main gauche : ce que j’oublie et pardonne de suite, ceux qui auront besoin de plus de temps. Un résiste, je ne peux pas le classer. Je finis par l’encadrer, je le retourne, je ne vois que le dos du cadre et je le place sur mes livres dans les étagères de ma bibliothèque où je l’oublierais.

Le paysage suivant est de nouveau une prairie mais joyeuse cette fois ci : il y a des fleurs et des papillons. Une crinière blonde caresse mon visage, je suis entrain de galoper. Marie me demande si un endroit m’attire. L’orée du bois. Un bonhomme de papier dessiné par un enfant m’y attend. Il est tout blanc découpé grossièrement autour du trait au gros feutre noir : « Je suis un futur potentiel en devenir. Ce n’est pas grave si je ne viens pas maintenant. Occupes toi bien de ceux que tu as déjà » Et il s’éloigne en me saluant de la main, mes larmes coulent et j’ai du mal à répéter les paroles. Marie me dit qu’il y a des milliers de futurs potentiels en devenir et que chaque choix est un renoncement pour d’autres choses, je ne me rappelle plus du reste de ses paroles.

Je suis de nouveau au centre de la joyeuse prairie, le coeur en berne, je m’y allonge et profite de la caresse du soleil, chaude, douce, réconfortante. Marie me conseille d’en profiter et de me lever quand je me sentirais prête.

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :