L'hypnose pour créer sa vie, son oeuvre, son monde

°°°CREER SA VIE°°° régler un problème, soulager un symptôme, récupérer de l'énergie, lâcher du lest, s'émanciper d'une addiction, transformer le réseau d'influences, activer des ressources, choisir, se libérer, s'épanouir, ressentir, grandir, stimuler, se centrer, changer vers un mieux-vivre '''''CREER SON OEUVRE''''' ouvrir, inspirer, souffler, se laisser embarquer, improviser, écrire, dessiner, composer, danser, jouer, monter, construire, capter, oser, réaliser, proposer, partager, faire oeuvre ***CREER SON MONDE*** parcourir, explorer, plonger, planer, découvrir, étendre ses connaissances sensorielles, tester, examiner, prospecter, étudier par les sens, arpenter, jouer, expérimenter, modeler, moduler, inventer, augmenter, expanser…

Témoignages « Se connecter à soi, au cheval, au monde »

Merci aux stagiaires pour les témoignages sur nos stages et pour les autorisations d’utilisation des photos (chacun.e est libre d’accepter ou de refuser chaque photo, nous n’utilisons que les images acceptées).

En juillet-aout 2020, nous vous accueillerons à nouveau lors de deux stages d’été « Se connecter à soi, au cheval, au monde », au Centre de médiation par le cheval Imala. (Lozère, Cévennes).

Bienvenue!

Témoignages de stagiaires

Comment dire, 3 jours hors du temps, 3 jours de bulle personnelle à ne penser qu’à soi et à ce qu’on veut. 7 autres participantes, 2 encadrantes, 4 chevaux, 1 chien et 1 dame chatte. Et malgré une séance collective avec 2 autres chevaux, 3 participantes et la chef d’orchestre. Ce cheval là que j’ai fait naître, qui a connu le pire des pentes cévenoles, 3 déménagements, vient me voir dès le début séance et ne me quittera plus. Bon ok je nous accorde une bulle de bien être qui durera toute la séance collective. Ce fut un merveilleux cadeau pour clore cette deuxième traversée au Centre Imala. Merci Nathalie Bletterie, si je pouvais vendre tous mes chevaux à des gens comme toi se serait superbe. Merci Marie Lisel pour tout le reste.

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Arrivée sans intention autre que de faire l’expérience de la rencontre avec les chevaux… l’inconnu !

Les intentions : ça m’a rassuré d’entendre qu’elles pouvaient évoluer, changer en cours de route… qu’on pouvait en avoir plusieurs…Et j’en ai eu plusieurs qui sont venues, puis j’en ai choisi une pour commencer. Le travail commence déjà pour faire cela : ça me confronte à choisir, identifier ce que j’ai envie d’explorer, creuser… Me connecter à ce qui est nécessaire pour moi, à ce qui me freine pour avancer. Et au fur et à mesure des propositions, laisser la fluidité, pour aborder une autre question. Donc super utile et intéressant… ça « brassait » pour moi pendant les temps de pause, pour sentir laquelle serait la prochaine, en m’appuyant sur ce qui s’était déjà passé et joué.

Evolution en parallèle des ressentis, des émotions : traversée, libération, réparation… Et le voyage continue avec de nouvelles questions, des proses de conscience, des moments de confusion puis ça s’éclaire, de la confiance s’installe, et coexiste avec des doutes, et puis l’exploration des poursuit avec des outils que j’ai pu utiliser.

Pour moi, les temps de pause, c’était essentiel, pour décanter, prendre du recul, intégrer, préparer la suite.

Les ressources pour moi ont été les outils de l’auto-hypnose, avec notamment la séance de rêve éveillé : un travail intense et profond, libérateur et réparateur, qui m’a permis d’aborder de façon nouvelle un aspect de mon histoire en lien avec une blessure, et de le traverser pour m’en libérer.

Et aussi l’accompagnement de Marie et Nathalie lors des séances individuelles ; pour clarifier d’abord, et proposer des pistes, soutenir, donner un feed-back.

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J’ai beaucoup d’intuition, je le vérifie la plupart du temps mais j’en doute.

L’exercice de la main intuitive fur pour moi un beau pied de nez et une belle leçon de confiance.

J’ai laissé ma main rechercher un objet pour la construction collective et soudain je trouve une pierre. C’est OK, je la ramasse. Ma main me guide pour la disposer sur un branchage que j’avais ramassé, et là étonnement, comment est-ce possible, ça ne va pas tenir sur une structure aussi frêle ? Le doute toujours et encore qui me tenaille…

Cette fois je fais le choix de faire confiance à mon intuition, je suis là pour cela. Et à mon étonnement, une fois disposée la pierre tient en équilibre !

Si je devais encore avoir un signe, il est là !

Confiance, confiance, confiance.

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A chaque descente pour aller à la rivière, nous devions faire le chemin, ancrées pour sentir, observer nos déplacements, et marcher en conscience.

A plusieurs reprises, la lenteur était de mise pour prendre le chemin du ressentir et être présente.

Et puis après une séance en médiation pour aller de l’avant, me lancer, vivre des expériences, j’ai ressenti le besoin de descendre le sentier à une allure beaucoup plus rapide.

Je me sentais forte, puissante, et rein ne pouvait m’arrêter.

Toujours aussi consciente et plus confiante, j’ai dévalé le sentier d’un pas assuré, déterminé, continuant à observer l’environnement : les arbres, les bois morts, à écouter l’écoulement de l’eau dans la rivière.

Et là une prise de conscience a émergé pour moi : l’ancrage ne se fait pas forcément dans la lenteur et en ayant besoin de beaucoup de temps pour prendre des décisions, j’ai réalisé que pouvoir prendre des décisions plus rapidement me permettait d’en prendre d’autres à suivre, voire de changer d’avis, de réorienter ou d’ajuster.

De prises de décision difficiles, parfois douloureuses, je pouvais passer à beaucoup plus de souplesse, d’agilité, de réactivité et d’opportunité : rien n’est figé, tout est possibilité.

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J’ai pu renouer avec ce contact fondamental qui me lie aux animaux et à la nature. J’ai pu oublier le temps et ne plus me sentir pressée d’être là la plupart du temps. J’ai pu redécouvrir des facettes de moi que j’aime. 

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Je savais qu’en venant ici j’allais affronter une tempête. Je savais également que je le ferais dans un cadre protecteur et bienveillant. Je remercie particulièrement Zen-It d’avoir toujours été là pour me réconforter et me ramener sur le rivage quand mes émotions me noyaient. Tout n’est pas réglé mais grâce à vous je suis mieux outillée pour cette reconstruction.

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La médaille d’or est attribuée à Zen-It!

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Bourrin! Oui, surpris, je me trouve souvent comme un bourrin quand je me croise dans un miroir. Mais ça, c’était avant. Reflet, qui, en y réfléchissant, n’est pas moi. Reconnaissons notre animalité tranquille, intuitive et incarnée. Habitons en conscience ce corps qui nous supporte et nous transporte. Inspirons et aspirons à la vie!

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Dans l’exercice de suivre sa main, il a fallu que je m’asseye, j’avais un poids sur le plexus. Ca battait. La chaleur et le bourdonnement se sont concentrés dans mon index et mon annulaire gauche. Plusieurs fois, l’image de l’arbre est apparue. Je me suis levée. Je regardais où je mettais mes pieds mais je suivais mes deux doigts. Ca m’a amenée au pied d’un gros arbre. J’y ai trouvé un petit bout de bois tordu qui s’emboite parfaitement dans ma main fermée. 

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Hommage à toi, Phoebus, qui m’a demandé de faire de la place au masculin, intérieur et extérieur, afin de l’honorer car il a son rôle à jouer. Hommage à toi, Lipzouka, de m’avoir susurré d’adoucir le féminin en moi, afin que mes deux polarisés s’équilibrent. Merci à toi, Bryum, pour le message de ne jamais oublier l’enfant spontané.

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L’environnement est magnifique et idéal pour ce genre de stage. L’accueil et l’encadrement est hospitalier tout en étant cadré. Ce que j’ai découvert est essentiel à expérimenter, ne serait-ce qu’une fois dans sa vie. Croire à nouveau en mes rêves!

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C’est une traversée: on se sent un peu comme une embarcation sur la mer avec ses moments d’accalmie, de tempête qu’il nous faut affronter pour rejoindre une autre rive.

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Chers chevaux, merci pour tout ce que vous nous avez donné. Je m’étais perdue. Vous m’avez retrouvée. Je ne vous quitterai plus, vous resterez gravés dans mon coeur et dans mes pensées.

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Ce stage m’a apporté la paix. Me pardonner, me recentrer, me reconnecter. C’est une façon de faire le point sur soi-même, nos attentes, nos envies, nos peurs, nos blocages… les exercices permettent d’évoluer. Ca peut être calme comme houleux. L’efficacité des outils m’a bluffée, de voir l’évolution personnelle de chaque stagiaire. J’ai pu enfin poser mes armes, après 20 ans de lutte.

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J’ai apprécié la prise de conscience de l’alignement, à questionner régulièrement. Et aussi la force du groupe, le partage de vulnérabilités. Je suis surpris par la puissance constructive de l’inconscient individuel et collectif. C’est pour moi un voyage au coeur de soi, par l’intermédiaire de l’animal, une traversée en soi, avec soi et pour soi et aussi avec l’autre, les autres. Le concept est riche. Le binôme Nath-Marie est complémentaire. Le lieu est apaisant et ressourçant. 

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Des moments forts? Bryum m’a attrapé doucement le doigt, je sais pourquoi. J’ai essuyé les larmes de Lipzou pendant que je pleurais.

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La main intuitive et la pierre en lévitation.
J’ai beaucoup d’intuition, je le vérifie la plupart du temps mais j’en doute. L’exercice de la main intuitive fur pour moi un beau pied de nez et une belle leçon de confiance.

J’ai laissé ma main rechercher un objet pour la construction collective et soudain je trouve une pierre. C’est OK, je la ramasse. Ma main me guide pour la disposer sur un branchage que j’avais ramassé, et là étonnement, comment est-ce possible, ça ne va pas tenir sur une structure aussi frêle ? Le doute toujours et encore qui me tenaille…

Cette fois je fais le choix de faire confiance à mon intuition, je suis là pour cela. Et à mon étonnement, une fois disposée la pierre tient en équilibre ! Si je devais encore avoir un signe, il est là ! Confiance, confiance, confiance.

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Ancrage, confiance et décision.
A chaque descente pour aller à la rivière, nous devions faire le chemin, ancrées pour sentir, observer nos déplacements, et marcher en conscience.
A plusieurs reprises, la lenteur était de mise pour prendre le chemin du ressentir et être présente.
Et puis après une séance en médiation pour aller de l’avant, me lancer, vivre des expériences, j’ai ressenti le besoin de descendre le sentier à une allure beaucoup plus rapide.
Je me sentais forte, puissante, et rein ne pouvait m’arrêter.
Toujours aussi consciente et plus confiante, j’ai dévalé le sentier d’un pas assuré, déterminé, continuant à observer l’environnement : les arbres, les bois morts, à écouter l’écoulement de l’eau dans la rivière.
Et là une prise de conscience a émergé pour moi : l’ancrage ne se fait pas forcément dans la lenteur et en ayant besoin de beaucoup de temps pour prendre des décisions, j’ai réalisé que pouvoir prendre des décisions plus rapidement me permettait d’en prendre d’autres à suivre, voire de changer d’avis, de réorienter ou d’ajuster.
De prises de décision difficiles, parfois douloureuses, je pouvais passer à beaucoup plus de souplesse, d’agilité, de réactivité et d’opportunité : rien n’est figé, tout est possibilité.

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Ce stage m’a apporté un premier contact avec les chevaux. Une relation facilitée à l’animal dans un cadre d’une beauté rare, le privilège de me conforter dans l’idée que ma liberté, ma puissance et mes limites peuvent se conjuguer à l’envi. 

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J’ai vu mon reflet dans un animal proie, un animal qui ne marche qu’à la confiance dans l’ici et maintenant, un miroir grossissant de 300 à 600 kg

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La surprise vient du fait que la rencontre avec l’animal demande de sortir de soi pour rencontrer ses fondamentaux dans l’échange avec les différentes personnalités des chevaux.

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Ce stage m’a permis de trouver en moi la force nécessaire pour dépasser mes peurs, en général et des chevaux. Ce fut une immense surprise car je ne pensais pas que cela était possible. Le centre Imala permet de faire des expériences à son propre rythme et sans danger. C’est un cocon de bonheur. J’ai réalisé que par moi seule, grâce à tous les outils que j’ai intégrés, je peux aller mieux, je suis capable de me faire du bien, sans recours à des médicaments ou compulsions. Merci à Marie et à Nathalie pour leurs compétences, leur ouverture, disponibilité, patience, écoute et pour la mise en place du cadre, pour la confiance qu’elles permettent d’acquérir rapidement lors de ce merveilleux travail de libération que j’ai effectué progressivement lors de ces trois jours. Je suis très fière d’avoir pu faire tout ce travail de libération de mes peurs. Merci en particulier à Lipzou pour la grande relation intime que nous avons partagée et qui m’a beaucoup touchée. Merci aussi à Bryum qui m’a donné beaucoup d’amour et a reçu ma tendresse. Que ce travail avec les chevaux puisse se prolonger avec les humains.

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L’atelier avec les chevaux c’était vraiment bien, des réponses! J’ai aimé la liberté dans chaque atelier. Belle initiative, à refaire avec beaucoup de plaisir et d’amour…

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Le plaisir d’être ensembles autour d’une même envie. Se rapprocher encore de soi. Trouver des réponses, en consolider certaines.

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J’ai passé trois très bonnes journées, apaisantes, avec des personnes différentes et intéressantes. Au fil des ateliers, mes questions se sont affinées, précisées. Bien sûr, j’ai les réponses, elles sont en moi, mais en fin de journée, les différents éléments ont trouvé leur place juste. Je souhaire recommencer! Un grand merci

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La multiplication des différents ateliers m’a permis d’avoir des réponses aux questions que je m’étais posées dans un atelier précédent. Le « turn over » des personnes et la déambulation des uns et des autres dans l’espace m’a donné l’impression que le lieu se chargeait de l’énergie que chacun y a déposé, tout en diffusant des ondes positives les uns envers les autres (animaux, arbres et pierres compris)

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J’ai vécu cette traversée très tranquillement. L’articulation temps partagé de travail, temps partagé de vie commune, temps libre m’a plu. Et aussi l’articulation entre temps de travail individuels et temps de travail collectifs. Je ramène avec moi l’image de l’alignement des chevaux Phoebus et Bryum, l’alignement dans l’arbre, une souplesse dans le dos comme entrée en transe… 

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J’ai aimé le lieu, les arbres,  les participants et accueillants, les chevaux. Un petit moment difficile pour moi quand je ne me décidais pas à aller vers les chevaux, qui s’est transformé en pépite quand Bryum est venu vers moi alors que je ne m’y attendais pas. J’ai parfois ressenti trop de « structure » et j’aurais aimé laisser plus de place au chant et à l’improvisation. Vive les ailes des chevaux pour s’ancrer dans la terre!

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Traversée avec des hauts et des bas mais de manière générale: merveilleuse. Tout est parfait: le cadre, la liberté de dormir en différentes « formules », et de prendre différents menus, le programme avec assez de temps pour tout intégrer… J’ai surtout aimé le contact avec les chevaux, et la séance individuelle avec Lipzou (un moment de partage intense…) qui était pour moi le summum du stage et vraiment ce que je recherchais. Mais j’ai aussi aimé les moments dans la nature, à côté de la rivière. La connexion à la nature m’a fait beaucoup de bien et l’outil de construction collective a permis de matérialiser mon chemin.

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Une traversé sereine, avec une progression dans le cheminement, articulée sur trois jours. Belle découverte du travail avec les chevaux, du lieu, de Nathalie, Marie, Pierre, les autres participants, Zen-it, Joséphine… Je remmène une pépite avec moi, un morceau d’améthyste. Continuez comme cela!

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J’ai vécu cette traversée avec de la douceur, du soutien, de l’accompagnement, et comme quelque chose qui m’a ouverte à l’environnement. J’ai eu un petit peu de mal au début à m’accorder dans le groupe et dans le lieu, mais finalement j’ai aimé l’harmonie de tout, tout est à sa place. C’est le début de l’histoire qui continue, youpi!

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Construction collective à partir d’objets transitionnels

Un rêve éveillé et la libération d’une colère ancestrale : « mon choix ne compte pas »

Ca y est, c’est fini. Après un tour d’expression sur nos préférences, puis un tirage au sort, les jeux sont faits. Tout le monde semble satisfait de son tirage sauf moi. Ce qui vient d’arriver me sidère, me laisse interloquée.
Je sens monter l’émotion, les larmes arrivent et je décide de ne rien retenir. Je suis en pleine vulnérabilité, je donne à voir ce que je ressens car je sais que je suis là au travail et que ce qui a lieu est précieux. Je commence à exprimer à haute voix ce qui se passe en moi. J’ai conscience à ce moment là que je peux partir m’isoler pour pleurer sans retenue et ruminer ce qui est douloureux pour moi, que je peux aussi m’installer dans une position de victime et faire culpabiliser les autres qui ont eu elles ce qu’elles voulaient. Je commence d’ailleurs à sentir monter une colère à leur égard. Je sens qu’au vu de l’intensité de ce que je vis la réponse est ailleurs, en moi et qu’en creusant avec toutes, je peux aller toucher quelque chose de profond, bien enfoui. C’est l’occasion ou jamais !
Je continue de partager ce qui vient et j’observe aussi les attitudes des unes et des autres face à ce que j’exprime et ce qui ce joue aussi pour chacune d’entre elles. J’ai la rage car je m’aperçois une fois de plus que mon intuition ne m’a pas trompée : j’ai senti la bascule entre un positionnement au premier tour pouvant laisser penser à une ouverture à la négociation et une autre posture après le tirage au sort davantage dans la fermeture privilégiant un principe plutôt qu’une satisfaction de tous par la possibilité d’échanges. Une blessure d’injustice n’est pas loin. Quelle est la pattern ?
Je suis touchée par la considération pour ce que je vis et les contributions de deux d’entre elles qui m’aident à cheminer et je touche enfin ce qui me dérange au fond. Au delà d’un choix qui n’est pas pris en compte au sein d’un collectif car les autres membres sont satisfaits de leur sort, c’est la non négociation qui me heurte.

Je me prépare à aller à ma séance d’hypnose avec Marie et je n’arrive pas à me contenir. Après la tristesse, une colère implosive m’a de nouveau envahie. Elle s’est même transformée en rage. Je sens au fond de moi comme une force, une puissance qui ne sont pourtant pas constructives. J’aime à penser, à dire que je pourrais « défoncer quelqu’un » tellement une violence inouïe m’habite. Personne ne ferait le poids si je devais me battre, en venir aux mains maintenant. J’ai déjà contacté cette rage et notamment lors de situations d’agression dans un contexte professionnel. A deux reprises, un homme a fait preuve de violence à mon égard, l’un balançant une chaise dans ma direction et me menaçant personnellement, le deuxième me vociférant au visage allant jusqu’à me postillonner dessus. J’étais restée impassible dans chacune de ces situations, pourtant en opposition et contenant une rage intérieure.
Il est l’heure, je quitte ma chambre encore les larmes aux yeux et je marche d’un pas déterminé.
En descendant le sentier qui mène à la rivière, j’aperçois tout d’un coup au loin, un cheval immobile qui s’apprête à remonter. Je reste stupéfaite car je réalise l’état émotionnel dans lequel je suis et le danger que cela peut représenter s’il s’agit de Phoebus, le mâle puissant à qui j’ai déjà eu affaire lors d’une séance individuelle. Tendue lors de ma séance, il m’avait renvoyé en miroir ma propre tension. Que va-t-il se passer s’il me croise dans cet état ? Comment va-t-il réagir ? Une peur fulgurante m’envahit alors que le cheval commence à remonter. Et là soudain, ma tension descend d’un coup, par réflexe de survie peut-être. J’essaye de distinguer de qui il s’agit. C’est une jument, ouf, Lipsou ou Juliette. Je commence à me calmer. Je distingue à son ventre qu’il s’agit de Lipsou et elle vient à ma rencontre lentement, se laissant caresser. Je me prends un shoot de douceur qui me calme instantanément.
Pourquoi mobiliser autant d’énergie négative ? Cette rencontre m’apaise autant qu’elle me touche et me fait immédiatement relativiser les histoires que je me raconte sans pour autant les faire disparaître. Elles sont là bien présentes mais autrement. Je remercie Lipsou et après quelques pas, c’est Zenit le chien médiateur qui vient me chercher. Je suis touchée encore une fois par son enthousiasme, sa joie et son contact m’apaise également. Quelle chance de les avoir croisés tous les deux, quels contacts merveilleux, quelle leçon instantanée : une communication authentique et bienveillante, rassurante et tellement nourrissante…
Je rejoins Marie assise contre un arbre dans un espace aménagé de coussins pour la séance. Nous sommes en contre-bas près de la rivière, dans un cocon plutôt discret, peu visible aux alentours.

Je m’installe sur un coussin dos à l’arbre et je commence à raconter à Marie ce que je viens de vivre et l’état émotionnel dans lequel je suis en arrivant. Je lui explique la situation qui a généré tout ça. J’ai mis le doigt sur une pattern, je le sais au vu de l’intensité de mes états émotionnels et de ce qui s’est joué deux heures avant au sein du groupe.
Je me sens très en colère, j’éprouve une très grande frustration ainsi qu’une déception et une grande tristesse. Je n’ai pas pu évacuer l’énergie et la puissance qui ont été mobilisées depuis quelques heures.
Pour une fois, je me suis positionnée et j’ai affirmé une préférence, un choix qui au bout du compte n’a pas été pris en compte au sein du collectif, chaque membre du groupe ayant été satisfait de son tirage au sort. Au delà d’une toute puissance, ou d’une impuissance qui pourrait se manifester quand je n’ai pas ce que je veux et que je suis frustrée, je sens bien qu’il y a quelque chose derrière qui remonte à très loin, dans l’enfance.
Marie me demande de fermer les yeux et de me décrire la vision qui me vient. J’ai approximativement 5 ans et je défie mon père les bras le long du corps, les poings fermés. Ma colère est implosive car je ne peux pas m’opposer davantage et je me protège face à de l’autorité. Je dirais aujourd’hui face à de l’autoritarisme. Comment pardonner à cette petite de 5 ans qui ne peut rien faire ?
Un souvenir d’enfance me revient d’une rébellion avortée à l’âge de 5 ans face à mon père qui ne prend pas en compte mes besoins, mes choix et m’invite à partir si cela ne me convient pas. Je suis face à un père qui ne me protège pas, ne me rassure pas, ne prend pas la mesure de ce qui se joue et impose une autorité malsaine. Insécurisée et en demande d’amour, ma rébellion est bien tuée dans l’œuf. Marie me guide ensuite dans un rêvé éveillé où la petite rencontre l’adulte que je suis devenue. Comment pardonner l’enfant de 5 ans qui a fait ce qu’elle a pu ? Que puis-je lui dire, que puis-je faire aujourd’hui ? Marie m’invite à agir en tant qu’adulte face à la petite. Je sens le besoin de prendre l’enfant dans mes bras, de lui apporter toute la douceur et la tendresse possible. Le rêve continue : elles courent, rient dans une prairie puis jouent ensuite ensemble au bord d’une rivière. Une bataille d’eau, des ramassages de branchages se succèdent jusqu’à un tri entre ce qu’elles ne veulent plus et ce qu’elles souhaitent garder. Un feu permettra de brûler tout ce dont elles veulent se débarrasser.
Puis vont défiler des visions de tous les âges clés : 14 ans (période d’obéissance, d’anesthésie et de conformisme), 17 ans (période d’isolement et de refuge dans les rêves et les fantasmes), 21 ans (période de négation de mes désirs et de manque d’authenticité)… Je réalise à quel point je me suis abandonnée, reniée face aux regard des autres mais surtout jugée. Marie m’invite à dialoguer, à négocier avec chacune de ces parties de moi. Je visualise et je ressens dans chaque scène une immense tendresse pour toutes ces parties hypersensibles et le besoin de me pardonner. Tous ces « dividus » comme Marie les appellent se retrouvent dans une ronde, dans une danse de la joie célébrant une réconciliation et une réunification. Ces dividus deviennent UN DIVIDU.
Ce collectif de dividus est plein d’amour, les rires fusent, il fait preuve de solidarité, d’entraide et je vois maintenant clairement ce que je transposais adulte dans mes valeurs et mes attentes au sein d’un groupe. Ma douceur, mon hypersensibilité sont comme un trésor caché au fond d’une rivière sous un rocher. Ce sont des pierres précieuses. Marie m’invite encore à conserver ce précieux trésor symbolique et à me laisser guider vers un chemin. Ce trésor prendra finalement la forme d’un tatouage pour ancrer cette réunification dans la matière. C’est la petite qui trouvera peut-être le motif, le symbole du tatouage en s’exerçant à dessiner.
Je ressens un profond apaisement, un soulagement, je suis pleine de joie car je sais que je me suis débarrassée d’une colère ancestrale et que je me suis pardonnée et réconciliée avec toutes mes parts.
Je me sens vivante et puissante.
La séance se termine par une prescription de tâche : m’écrire une lettre. Elle s’intitulera authenticité.

Témoignage de Léa (septembre 2017, stage sur 2 journées)

A la fin de l’été 2017, je me suis rendue à Azinières situé sur un flanc de colline du causse Méjean, en Lozère : « deux jours pour se connecter à soi, au cheval, au monde ». Durant ce weekend end , les accompagnants, humains, chevaux chiens, chat, arbres, rivière, montagnes m’ont permis d’ouvrir doucement un espace intime et sensitif afin d’engager un lent travail d’exploration, de mise en circulation, de déplacement des représentations de soi, de l’autre, des relations.

A mon arrivée je suis accueillie par Zen-it, un chien blanc avec deux billes noires à la place des yeux, c’est un chien qui sourit.

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Le sourire fait chien

La maison de Nathalie et de Pierre regarde les trois chevaux, et vice versa. Les arbres sont hauts, les montagnes nous entourent, tout ça nous regarde autant que nous les regardons. L’air est frais et calme. Ça a déjà commencé en quelque sorte, parce que dans ce paysage, à proximité des animaux, un autre espace intérieur s’ouvre que celui de la rationalité analytique. Je sens, je vois, je touche.

Le chien blanc Zen-it, la chatte Joséphine, les chevaux Phoebus, Bryum et Lipzou. La maison est très chaleureuse. Une grande baie vitrée fait le pont entre le dedans et le dehors, entre le chat couché sur le canapé, ronronnant et les chevaux.

Nous nous présentons les uns les autres. C’est drôle parce que Marie , l’hypnotiseuse, a des yeux de chat. Elle observe et travaille déjà.

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Bryum, Lipzou et Marie

Nathalie, elle, a une douceur dans les yeux et un calme apparent, très apaisant.

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Phoebus et Nathalie

Toutes les deux, chacune avec leur pratique respective nous proposent de nous accompagner durant le weekend end. Mais je sens que nous allons aussi être co-auteur de ce moment, et ça me plaît. J’ai de la place, je ne me sens pas infantilisée, excessivement administrée, ce weekend end ne sera pas une activité occupationnelle dirigées. Ouf.

Dans cette présentation, je sens déjà que tout à la même valeur, ou plutôt que rien n’a plus de valeur que le reste. Animaux, arbres, montagnes, humains, rivière. Pas d’anthropomorphisme donc, mais un jeu de miroirs perpétuel entre toutes ces choses vivantes.

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Bryum s’est installé dans la sellerie

D’ailleurs quand j’y pense, c’est comme ça que je décrirais le stage que nous ont proposé Marie et Nathalie. Une sorte de voyage de deux jours dans un palais des glaces pour mettre à distance, refléter, révéler des parties de mon intériorité, parfois noueuse.

Nous allons tous ensemble vers la rivière en contre bas. Il faut descendre par un chemin un peu escarpé. C’est le chemin que prennent les chevaux pour boire. Il y a un arc en ciel.

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L’arc-en-ciel de bienvenue, le vendredi soir

Là, des grands arbres. C’est un terrain submersible, inexploitable. Ça tombe bien, la notion d’exploitation, on le sent bien ici, est banni. Tous les rapports sont des rapports de collaboration, d’interaction. Entre les gens, entre les pratiques, les savoir-faire, les animaux, les végétaux et leur différent régime d’intelligence comme l’organique, l’intuition, l’analyse, le sensible, ou encore l’imagination…

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Entre pluie et soleil près de la rivière, où les chevaux vivent dans un espace vaste

Je me sens dans une sorte de réseau de choses dans lequel je peux voyager assez librement, me nourrir de ce que l’on me donne, sans obligations. Nous sommes un petit groupe fait de singularités, nous allons interagir sans être soumis à une croyance particulière.

D’ailleurs quand Marie nous parle de l’hypnose, elle semble dire « voilà, ce sont des outils, il y en a d’autres, mon savoir-faire c’est celui-là, je le partage avec vous, faites en ce que vous voulez » . En d’autres termes, il ne s’agit pas de vrai ou de faux. Il y a un pragmatisme et une distance qui me met à l’aise tout de suite. J’ai de la place pour ce que je suis.

Nous poursuivons notre voyage. Je dis poursuivre parce que ça a commencé dès que j’ai posé le pied hors de la voiture. Nous ouvrons encore cet espace intérieur, celui de la rêverie, de l’intuition et du sensible. Nous sommes invités à choisir un arbre et entrer en contact avec lui. Tout ça fait partie de l’atterrissage. J’ai les yeux et les oreilles grands ouverts, la peau qui sent, les pensées qui se calment. Je suis progressivement et de plus en plus là.

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La rivière, où l’on se baigne en été

Marie nous propose une séance « de rêve éveillé », un voyage hypnotique de groupe. Pour moi c’est une intensification de ce qu’il se passe déjà. L’objectif de cette séance, se mettre au contact de notre intention par l’intermédiaire de la rêverie hypnotique. En d’autres termes, pourquoi ai-je décidé d’être là, quelle question je veux me poser à moi-même, sur quoi je veux travailler. Parce qu’il ne faut pas l’oublier, ce voyage n’est pas pour moi une balade d’exploration hasardeuse, une dérive sans but, il y des choses qui m’empêchent, que je veux mettre au travail.

Je ne sais pas si les autres sont dans la même démarche. Je sais que T. est plus dans la découverte et s’autorise la rencontre. Elle semble moins volontaire que moi. Question de nature. Tout est possible en tous cas. Nous sommes chacun là où nous sommes et rien n’est forcé.

Nous sommes installés à différents endroits, proche de la rivière, sous les arbres.

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Phoebus descend à la rivière, où nous rêvons

La voix de Marie me guide, ouvre cet espace de représentations et d’images qui me peuple. C’est un équilibre entre le laisser faire et l’attention au surgissement de ces images crées par moi. Un exercice de dissociation qui me permet d’être lecteur d’une partie de moi-même, à distance, pour voir ce que je me raconte à moi-même de moi-même. L’hypnose nous permet de reléguer au second plan notre rationalité analytique, sans toutefois la faire disparaître.

Dans la continuité de cette première séance, nous remontons le chemin en adoptant le comportement-cheval, en nous mettant pour quelques minutes dans la peau du cheval. Nathalie nous a préalablement parlé des différences de perceptions entre un prédateur et une proie . Nous passons donc de l’un a l’autre. De l’homme, au cheval. C’est déjà un travail de décadrage, de changement de point de vue nécessaire à n’importe quelle remise en question. Nous nous exerçons au fait de nous décentrer, et nous nous donnons la possibilité par-là de nous déplacer, de changer quelque chose. Sans parler de révolution totale ( je ne le souhaite pas ) nous nous entraînons au « pas de côté ». C’est comme si on pétrissait la pâte de notre cerveau pour lui donner plus de plasticité, plus d’amplitude, plus d’air.

Toutes ces étapes nous préparent à notre première rencontre avec les chevaux: Nathalie nous invite à une séance de « cheval miroir ». Ils sont trois. Chacun leur caractère. Des singularités encore.

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Bryum et Nathalie au travail

Chacun à notre tour nous devons aller à la rencontre de Phoebus , chargés de notre intention. A proximité de la bête, l’effet miroir est immédiat. J’observe ce que le cheval me renvoie ce que moi je lui envoie. Je ne décrirais pas ici ma rencontre avec Phoebus, je dirais seulement que ce qui a été touché a ce moment à fait mouche. Ca n’était pas forcement ce à quoi je voulais donner une place pendant ce weekend end et pourtant j’ai décidé d’accueillir ce travail. Ce fut profond, très intense. Ce que me renvoyait Phoebus était un point douloureux et fragile que nous avons décidé ensemble de regarder. L’accompagnement de Marie et Nathalie a été très structurant. Leur solidité permettait la confiance et le laisser-faire.

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Phoebus interagit dans le rond, espace de travail où sont assis.e.s les stagiaires.

Après le déjeuner, nous nous sommes réunis pour un premier retour sur la matinée qui fut riche en émotions. Les besoins de chacun sont entendus et pris en compte. Le planning change, s’adapte aux besoins. Nous poursuivons ce travail de mise à distance des représentations qui nous habitent et que nous projetons sur notre environnement humain et non humain. Nous nous efforçons de regarder ces reflets qui nous sont renvoyés parfois avec force pour apercevoir les mécanismes dans lesquels nous pouvons être enfermés.

La journée se termine par un feu de cheminée, et une écoute de la pièce radiophonique bOa, un rêve éveillé de Marie, mis en musique et en voix. C’est encore du partage. Les formatrices ne sont pas à distance malgré leur statut très clair. Les interactions sont continues. Nous nous couchons tôt. Sommeil de plomb.

Le lendemain, nous alternons travail individuel avec les chevaux et séance individuelle d’hypnose. Cela me permet de continuer à creuser ce qui m’a été donné à voir la veille.

Pendant une pause, Pierre me parle de cette maison qu’ils ont voulue ouverte. Nathalie n’aime pas les portes fermés. Et ça se sent. Je m’y sens bien.

Nous terminons le weekend end tranquillement par un thé, débriefing . Nous nous disons au revoir.

Ce weekend end m’a permis de faire apparaitre des représentations qui incarnaient certaines de mes pensées ou de mes émotions et de pouvoir les bouger un peu, de les mettre en mouvement quand je les trouvais trop figées. Ce « pas de côté » c’est que qu’on peut appeler une tentative de changement. Il ne s’agit pas d’un désir de révolution mais d’un léger décalage dans la manière de percevoir le monde, une possibilité de se connecter à lui autrement. Je me suis donné le temps de rendre plus plastique la façon dont je perçois le monde, moi-même et les autres.

Quand l’analyse et la rationalité touche une limite, il m’a été possible dans cet espace temps d’emprunter d’autres chemins, d’aborder certaines problématique autrement en engageant mon imaginaire et mon corps. De jouer avec d’autres outils.

Il m’a été permis de le faire dans un cadre bienveillant et inspirant qui donnait encore une fois toute sa place à la singularité de chacun.

Léa Drouet

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Séance de groupe

« Nous regardons les animaux et les animaux nous regardent. Nous faisons signe à un chat, par la voix, par le geste, le chat nous regarde et cligne des yeux. Il n’a pas la capacité d’exprimer des paroles selon le modèle humain, mais à sa manière il nous répond, par un clin d’œil. Que se passe-t-il dans ce clin d’œil ? Une communication s’établit, un échange a lieu. Nous regardons l’animal qui nous regarde. Que voyons-nous alors ? Le clin d’œil énigmatique nous pousse à regarder en nous-mêmes, comme dans un miroir » Le devenir Animal Gilles deleuze

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Rire en miroir, Bryum, Zenith et Marie

Témoignage sur les séances qui se complètent (cheval-miroir + hypnose)

Problématiques identifiées : insomnie avec réveil en sueur, 4ème enfant ou non, achat compulsif de matériel.

Discussion avec Nathalie et Marie sur ces problématiques avant les 2 séances.

***

Séance avec Nathalie

Accueil de Lipzou à la porte du paddock mais pendant que nous installons le matériel c’est Bryum qui nous rejoint dans le rond de longe.

Nathalie me demande si par rapport à ce que nous avons évoqué avant il y avait quelque chose de précis que je souhaite travailler. Ma réponse est négative. Le temps de l’échange Bryum est reparti, cela me déstabilise un peu.

Nous allons voir les 3 chevaux. Autant Phoebus j’ai eu un : « Non, je ne peux rien t’apporter cette fois ci », autant pour les deux autres il m’est difficile de choisir.

Nathalie a été marquée par cette parole lors de notre échange général : « Les femmes enceintes sont autorisées à ne rien faire ». Elle me dit également qu’elle ressent de ma part un grand besoin de douceur. Du coup séance pansage, grattouille pour commencer mais ma raison est toujours présente et active, j’ai du mal à couper.

Elle me demande alors de me connecter, de m’enraciner et de laisser venir la question. Une question émerge mais très vaste. Nathalie me demande de la formuler à voix haute mais cela m’échappe c’est trop intangible. Je me reconnecte, cela se précise : « A t on besoin de l’Amour des autres pour exister ? » Ce qui est assez marrant c’est que Bryum s’était installé à la porte, le temps que je ferme les yeux et lui pose cette question, il m’a répondu certes mais j’ai aussi entendu une autre voix et en ouvrant les yeux les deux autres chevaux nous avaient rejoints à la porte.

Pour Nathalie se sera plutôt une séance introspective qu’active. Elle me tend mon casque, installe un marche pied. Je dois monter à cru cela m’inquiète. Bryum a senti ma crispation car au moment de passer ma jambe de l’autre côté, il avance. Et là je bloque incapable de me hisser correctement, il n’y a pourtant pas grand-chose à faire mais ma raison et mes réflexes sont absents jusqu’à ce que je me secoue les puces.

Nous restons un moment immobile, j’ai l’impression d’être un mât sur un bateau, mon corps tangue. J’essaye de caler ma respiration sur celle de ma monture mais ses inspirations sont trop courtes. A un autre moment trop profonde. Je me concentre sur la mienne seule.

Nous nous mettons en route guidée par Nathalie, je ne suis pas à l’aise du tout, Bryum n’ose pas avancer et bloque à chaque passage devant la porte.

Nous tournons dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, Nathalie me demande de retourner dans mon passé d’évoquer tous les souvenirs désagréables et de les jeter par terre. Une image d’Harry Potter me traverse l’esprit quand ils sont dans la salle des prophéties.

Chose à laquelle je ne m’attendais pas, ce sont des souvenirs de mon enfance et ou adolescence qui me reviennent. Je les ai également évoqué à voix haute.

Une fois fini, nous tournons dans l’autre sens et je dois me projeter sur ce que je voudrais d’agréable dans ma vie : un chaton tout doux sur mes genoux à caresser, plus de cartons dans ma maison, du temps pour des activités avec mes enfants.

Voilà une séance surprenante.

Par contre j’étais dans l’incapacité de faire un deuxième round avec Marie, la séance avait remuer trop de vieilles choses.

***

Séance avec Marie

Le lendemain matin pendant que Nathalie est avec ceux qui souhaitent découvrir le cheval miroir. Nous nous installons à l’étage. Je prends place confortablement dans un des canapés accueillant de la demeure.

Marie me demande de lui raconter la séance de la veille. Je lui raconte et lui fait part de ma surprise d’avoir vu revenir ces vieux souvenirs de mon enfance. Ce sera la porte d’entrée du monde onirique.

Marie me demande de visualiser ces souvenirs et d’essayer d’estomper leurs couleurs, les délaver. J’en suis incapables car sinon je les perds et ils concernent tous mon papa décédé. Mes larmes coulent. Marie me dit de prendre dans ces souvenirs ce que je souhaite garder avec ma main et les mettre dans mon cœur : son regard, sa confiance en moi, ma liberté d’action. Une fois fait effectivement les souvenirs s’estompent.

Je dois maintenant laisser venir un guide : ce sera un petit écureuil avec une queue touffue d’un marron plus foncé que son corps. Je le suis dans la brume. Un cage apparaît. Je ne sais pas si c’est moi qui suis dedans ou si je suis à l’extérieur. Ce sont des barreaux fins rigides en petit carré de 2cm*2cm. Une fois décrite à Marie elle disparaît.

J’arrive dans une prairie vallonnée avec l’herbe qui bouge par vague sous l’effet du vent. C’est calme juste ce mouvement de vague. On dirait la prairie où Bambi et sa maman paissaient dans le dessin animé. Il y a une forêt de chaque côté. Marie me dit d’aller vers ce qui m’attire mais je tourne sur moi-même, je ne sais pas, je choisis le haut de la colline.

J’arrive dans une brume qui m’arrive juste sous les genoux. Ce n’est pas agressif ou angoissant juste confortable. Je m’accroupis, Marie me demande quelque chose à ce moment là mais je ne me souviens plus. Je me rappelle des paroles dans ce paysage : « Relâche et ai confiance » Marie me dit de les matérialiser. Ce sera une sphère mouvante avec de l’eau bleue turquoise qui coule à l’intérieur en circuit fermé, c’est fascinant. Puis elle me demande comment je pourrais améliorer encore la situation : « En dormant », j’éclate de rire en songeant à mes insomnies. Elle m’indique de faire un mouvement qui me permettrait de me rappeler de ce bien être pour une la prochaine fois où j’en aurais besoin. Mon guide suivant sera un éléphant dessiné mais je n’en verrais que les fesses avec cet énorme cercle, ses petites pattes rectangulaires et sa queue qui bouge à chaque pas avec ses quelques poils au bout.

J’arrive dans le noir cela m’oppresse, je sens une contraction au niveau de mon sternum. Marie me demande de quoi j’aurais besoin pour améliorer la situation. Je lui réponds une petite lumière, en fait c’est la flamme d’une bougie. Ma respiration se calme. Le noir devient un tableau mouvant d’art abstrait avec deux taches de couleurs une violette et une bleue qui bougent comme ces lampes à bulle dans les années 70.

C’est une femme qui apparaît ensuite, grande, belle, majestueuse, une peau laiteuse, des cheveux blond roux attachés en un énorme chignon sauvage. Elle s’appelle Justice. Elle me dit : « Fait la paix et Pardonne ». Marie me demande quel visage apparaît ensuite et de le laisser s’exprimer. C’est celui de mon compagnon. Il me dit qu’il est désolé de nous avoir mis en danger, qu’il ne savait pas que cela pouvait aller jusqu là, qu’il ne pensai pas faire mal, qu’il sera plus prudent et que cela ne recommencera pas. Marie me demande de faire défiler les souvenirs liés à ces événements et de les trier avec ma main gauche : ce que j’oublie et pardonne de suite, ceux qui auront besoin de plus de temps. Un résiste, je ne peux pas le classer. Je finis par l’encadrer, je le retourne, je ne vois que le dos du cadre et je le place sur mes livres dans les étagères de ma bibliothèque où je l’oublierais.

Le paysage suivant est de nouveau une prairie mais joyeuse cette fois ci : il y a des fleurs et des papillons. Une crinière blonde caresse mon visage, je suis entrain de galoper. Marie me demande si un endroit m’attire. L’orée du bois. Un bonhomme de papier dessiné par un enfant m’y attend. Il est tout blanc découpé grossièrement autour du trait au gros feutre noir : « Je suis un futur potentiel en devenir. Ce n’est pas grave si je ne viens pas maintenant. Occupes toi bien de ceux que tu as déjà » Et il s’éloigne en me saluant de la main, mes larmes coulent et j’ai du mal à répéter les paroles. Marie me dit qu’il y a des milliers de futurs potentiels en devenir et que chaque choix est un renoncement pour d’autres choses, je ne me rappelle plus du reste de ses paroles.

Je suis de nouveau au centre de la joyeuse prairie, le coeur en berne, je m’y allonge et profite de la caresse du soleil, chaude, douce, réconfortante. Marie me conseille d’en profiter et de me lever quand je me sentirais prête.

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Bryum
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