L'hypnose pour créer sa vie, son oeuvre, son monde

°°°CREER SA VIE°°° régler un problème, soulager un symptôme, récupérer de l'énergie, lâcher du lest, s'émanciper d'une addiction, transformer le réseau d'influences, activer des ressources, choisir, se libérer, s'épanouir, ressentir, grandir, stimuler, se centrer, changer vers un mieux-vivre '''''CREER SON OEUVRE''''' ouvrir, inspirer, souffler, se laisser embarquer, improviser, écrire, dessiner, composer, danser, jouer, monter, construire, capter, oser, réaliser, proposer, partager, faire oeuvre ***CREER SON MONDE*** parcourir, explorer, plonger, planer, découvrir, étendre ses connaissances sensorielles, tester, examiner, prospecter, étudier par les sens, arpenter, jouer, expérimenter, modeler, moduler, inventer, augmenter, expanser…

Témoignages

Gillian Wearing, ''Everything is connected in life...''

Je commence cette récolte de témoignages de séances en février 2017. La page sera régulièrement mise à jour. N’hésitez pas à m’écrire (sur lisellesil@gmail.com) pour y contribuer, si nous avons voyagé ensemble! Et un tout grand merci aux quelques personnes qui ont déjà pris le temps de m’envoyer leur expérience par écrit!

En tant que praticienne en hypnose éricksonienne, je respecte absolument le secret professionnel. Dès lors, pour qu’un récit soit publié, il est nécessaire que la personne accompagnée me l’adresse par mail, avec une autorisation de l’utiliser.

Tout en bas, vous pourrez également lire un choix de mes témoignages à moi (autohypnose, synchronicité…) que je complète de temps en temps.

***

UN FUTUR RADIEUX

Voilà des mois que je pensais à une réorientation professionnelle et bien qu’expérimentée dans ce nouveau domaine, j’étais arrêtée par une question de légitimité : est-ce vraiment ma place ? Ai-je les compétences requises ? Saurai-je assez bien faire pour satisfaire mes clients ? Bref, j’étais impatiente autant qu’inquiète, et cela ne me convenait pas !

Une séance d’hypnose avec Marie m’a permis de faire un bond de géant : Marie m’a permis de visualiser le « trajet » qui me séparait encore de mon objectif puis, toujours sous hypnose, de le parcourir pour l’atteindre.

Je me suis ainsi trouvée debout dans mon salon, à avancer vers mon but avec puissance, calme et maîtrise, tout en écartant les questionnements parasites. Oui, j’avais déjà en moi toutes les ressources pour me lancer, l’expérience d’années de pratique et suffisamment de souplesse pour m’adapter. Aucun doute, c’était bien ma place !

Au terme de la séance, lorsque Marie m’a demandé de rouvrir les yeux, j’étais face à la fenêtre de mon salon, avec vue plongeante sur un Paris illuminé. Le futur m’est apparu… radieux.

Depuis, j’ai commencé ma nouvelle activité professionnelle sans ressentir aucun stress, et n’ai que de bons retours de mes clients.

Merci Marie pour cet immense « coup de pouce » !

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Rosas danst Rosas http://www.rosas.be/fr/publications/431-rosas-danst-rosas

 

DANS LE CORPS

Quelques mois après avoir fait plusieurs séances d’hypnose, je ne sais plus exactement ce qui m’y a emmenée. Si !  Une situation qui m’était extrêmement stressante, parler devant un grand groupe de personnes, parler tout simplement de mon travail en sécurité. Quelques séances se sont succédé, toutes indépendantes les unes des autres et toutes liées par une force qui s’est inscrite dans le corps sans que je m’en aperçoive. Force de l’inconscient qui apparaît, dans les gestes et attitudes, qui devient visible.

Un jour lors d’une séance est venu un grand arbre. Il ne cesse d’être présent aujourd’hui.

Et puis d’autres évènements puissants. Je ne sais pourtant plus exactement ce qui s’est passé lors des séances, comme un moment si bon qu’il n’est plus nécessaire d’y penser, simplement d’éprouver encore la saveur des changements. J’ai vu et entendu ces ressources qui étaient là, entendu les douleurs, les limites ; j’ai pu les accueillir comme des êtres chers, et les traiter, les caresser avec respect, puis les diriger vers des endroits plus acceptables. Ces endroits, je les sens, et je souris à leur évocation. Ces dialogues internes et multiples m’ont été d’une précieuse aide. En cela je ne cesserai de remercier l’hypnose et surtout la compétence créative de Marie !

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le magnifique filiaire à feuilles larges (Phillyrea latifolia) du Jardin des Plantes de Montpellier (et ses voeux secrets dans les creux).

 

REVELATEUR

J’ai eu trois séances d’hypnose avec Marie cet automne. Je suis ressortie de chacune apaisée, sereine, reconnectée à ma force intérieure, et j’en ressens encore aujourd’hui les bienfaits : meilleure gestion du stress, meilleur ancrage dans ma vie, meilleur alignement de moi-même pour atteindre mes objectifs et du coup, moins de procrastination !
En plus du « coup de pouce » psychologique, les séances m’ont apporté des éléments concrets. Par exemple, quelle activité (pour moi, la danse) était  primordiale à pratiquer pour conserver mon équilibre. Depuis, je n’ai pas arrêté de danser et me suis même inscrite à plusieurs stages.

Lentement et sûrement, ma vie a changé pour le mieux. J’ai pris des décisions que je repoussais depuis longtemps, posé des choix clairs avec autant de fermeté que de douceur, éclairci ce qui était jusqu’alors très embrouillé et même entamé une réorientation professionnelle.

Avec de pareils résultats, j’ai recommandé Marie à tous mes amis. Sa maîtrise des séances est tout bonnement parfaite. Elle prend le temps, avant comme après, elle reste à l’écoute et s’implique aux côtés de ses patients. Moi qui craignais un protocole de séance un peu guindé, j’ai été soulagée : en plus d’être pro, Marie a de l’humour et s’en sert à point nommé.

En d’autres mots, l’hypnose fut une découverte autant qu’une révélation. Je conseillerais Marie autant à ceux qui veulent régler un problème précis (gestion de la douleur, insomnies) qu’à ceux qui souhaitent avancer dans leur vie.

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GERER LA DOULEUR

Je souffre de douleurs chroniques neurologiques et musculosquelettiques et je suis suivie par des médecins.

Ma première expérience (une séance) avec Marie Lisel avait pour but de gérer une exacerbation de la douleur chronique dans le bas de mon dos, aggravée par un très long trajet en voiture.

Après discussion sur les images de l’anesthésie, j’ai opté pour une isolation de la zone, pour rendre impossible la transmission des signaux douloureux au cerveau. Pour effectuer cela, je fus invitée à visualiser la zone concernée, puis à choisir comment couper les moyens de communication entre cette zone et le reste du corps.

Une fois le mécanisme ancré, il me fut alors possible de réactiver cette isolation à la demande. J’ai alors pu diminuer mes douleurs, dans les zones où elles devenaient insupportables, pour continuer à fonctionner.

Notre travail le plus récent (deux séances) m’a préparée à un traitement hospitalier sur la colonne vertébrale, que j’anticipais comme très douloureux et difficile, mais dont j’espérais un résultat positif à terme.

Il s’agit d’un traitement par radiofréquence pulsée non-lésionnelle et d’une infiltration facettaire lombaire classique.

J’avais continué à travailler sur le premier exercice, mais je cherchais un moyen d’obtenir des résultats plus radicaux, vu la douleur extrêmement lancinante de l’opération (qui se déroule sans anesthésie).

Pour cela, nous avons choisi de faire appel à mon inconscient, en lui laissant toute latitude pour aller chercher dans tous mes domaines expérientiels (mémoire, imaginaire, créations métaphoriques, liens avec des personnes qui m’ont aidée…) ce qui aiderait mon corps à maintenir la douleur de l’intervention à un niveau acceptable et gérable. J’ai pu prendre conscience des moments où l’inconscient s’acquittait de sa tâche, car ils se traduisaient par de légers mouvements involontaires des doigts de ma main gauche. Ca a duré un bon moment.

Puis j’ai dialogué et négocié directement avec mon corps.

Nous avons ensuite autorisé ma partie consciente à se dissocier le plus possible de la situation, pendant l’opération, en se réfugiant dans un galet que je serrais dans ma main droite (je me suis exercée pendant et après la séance, jusqu’à y arriver facilement), tout en demandant à ma vigie de veiller continuellement et de venir me prévenir de suite, dans le galet, si un signal d’alarme (mauvais positionnement de l’aiguille dans la colonne…) lui parvenait.

L’intervention fut beaucoup plus supportables que celles que j’avais subies auparavant, bien que de nature similaire.

Après, j’ai pu aussi gérer la douleur post-opératoire, en continuant à m’adresser à mon corps et en l’encourageant à noyer l’expression des symptômes les plus intenses (douleur lancinante très localisée et sensation de brûlure interne plus généralisée) dans une sensation moins douloureuse (simple chaleur intense). Et je me suis endormie.

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BIBLIOTHEQUE INTERIEURE

Lorsque Marie m’a proposé de visiter mon espace créatif sous hypnose, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Nous avions déjà eu une première séance surprenante un mois auparavant durant laquelle des images affleuraient à ma conscience comme dans un tunnel, des visions claires mais chaotiques sans aucun sens particulier (tout du moins selon mon niveau de compréhension). Il s’agissait de pouvoir effectuer un choix entre deux options, et cette séance avait été fort éclairante. Je me souviens de m’être senti particulièrement bien après, calme et reposé.

C’est donc avec joie et curiosité que j’ai tenté l’expérience une seconde fois.

Je n’avais aucune idée de ce que je pourrais découvrir lorsque les portes de l’ascenseur s’ouvriraient. Marie m’avait raconté avant la séance que pour certains ce pouvait être une île, pour d’autres une montagne, que cet espace était propre à chacun et qu’on devait le visiter pour savoir quelle forme il revêtait.

Lorsque les portes de l’ascenseur s’ouvrirent, je fus surpris de me retrouver à l’intérieur d’une grande bibliothèque (peut-être 50mètres carrés) faite de bois clair, remplie d’ouvrages, de rouleaux et de parchemins. Le sol et le plafond étaient en parquet, d’un bois de la même essence que celui dont les étagères étaient faites, peut-être en hêtre. Au fond de la pièce se trouvait une grande baie vitrée qui laissait pénétrer une lumière douce et chaude. Pour tous meubles, il y avait une grande table et une chaise au milieu de la pièce, les étagères portant les écrits couvraient tous les pans de murs.

Mes idées d’écriture et projets en cours se trouvaient sur les étagères, écrits et reliés. Marie me proposa de trouver celui que j’étais en train d’écrire à l’époque, auquel j’avais octroyé un titre qui me paraissait bancal. En passant, j’ai pu apercevoir un projet de livre qui était devenu ici une trilogie. Je pris celui que je cherchais puis m’assis afin de le feuilleter. Chose surprenante, il ne portait pas le même titre bien qu’il était clair qu’il s’agissait de ce livre. Le titre qu’il portait était parfait, il « m’aurait » été impossible d’en trouver un meilleur consciemment.

La séance se termina peu après et Marie m’expliqua que nous pourrions, lors de la séance suivante, poursuivre l’exploration et ancrer un geste qui me permettrait par la suite de retourner à volonté dans mon espace créatif, afin d’y puiser « mes idées ».

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ECRASER LA DERNIERE CIGARETTE

Je ne fumais plus depuis 10 ans, un jour de novembre, sans réfléchir, je suis entrée dans un bureau de tabac, j’ai acheté un paquet et j’ai recommencé comme si je n’avais jamais arrêté. Les mêmes habitudes, les mêmes gestes, les mêmes moments, un paquet par jour immédiatement.

C’était un désespoir, c’était incompréhensible. Je ressentais cela comme une terrible trahison à l’égard d’une personne que j’aime et qui m’avait convaincu d’arrêter, mais aussi à l’égard de moi-même.

Lors des deux séances que j’ai réalisées avec Marie, je n’ai pratiquement pas parlé de cigarettes. Arrêté de fumer était le cadre de départ mais c’est de toutes autres choses dont il a été question, de ma vie, des êtres que j’aime, de ceux qui ont disparu. J’ai parcouru en hypnose une ancienne imprimerie abandonnée remplie de meubles en bois avec des casiers. J’en ai ouvert quelques-uns, j’y ai trouvé les photos de ces personnes qui comptent ou ont compté pour moi. Derrière chaque photo un message.

Ce qui est formidable c’est qu’après cette séance, dans les jours qui ont suivi, tous ces symboles, ces rencontres en hypnose ont trouvé une signification. J’ai pu me réapproprier l’arrêt du tabac, réaffirmer en tant que femme adulte et indépendante mon choix de ne plus fumer au-delà de la promesse que j’avais pu prononcer 10 ans auparavant.

Et puis des évènements plus profonds, enfouis très loin, ont émergés. J’ai pu clore symboliquement une relation qui continuait de m’empoisonner l’esprit sans que je m’en rende compte, j’ai pu exprimer ma colère, soutenir et consoler  la jeune femme de l’époque qui avait dû fuir et continuait de se sentir honteuse de n’avoir pu faire face.

Je suis sorti apaisée de ces deux séances, ne plus fumer était à nouveau une chose évidente. Avec l’aide de Marie, j’ai ouvert de nouveaux horizons, réinterprété le passé, fait connaissance aussi avec une de mes entités qu’il allait falloir apprivoiser… mais ça c’est une autre histoire.

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Sally Mann, « Candy cigarette »,1989

 

SANS MASQUE

Explorer son intérieur et ses possibles avec Marie est une expérience profonde et puissante. Presqu’animale. Souvent légère et joyeuse, pleine de surprises.

C’est une véritable rencontre à laquelle elle apporte son idiosyncrasie, qui elle est vraiment, avec tout son bagage humain, artistique, toute sa vivacité, sa perspicacité, sa présence et son écoute dans lesquelles les compétences techniques semblent se faire oublier au profit de la relation.

On sent ainsi qu’à son contact, on est libre d’être vraiment soi, sans masque. Brut. Ensemble. C’est certainement une des facettes de son accompagnement qui le rend si efficace.

Cadre et liberté, apports et écoute, technique et empathie, un savant dosage, percutant de présence.

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UN ELAN POUR VISER UN CAP

J’ai voyagé sous hypnose à la suite d’une panique, qui me fit carrément rebrousser chemin, lors d’une marche dans un paysage ouvert.

Lors de cette séance, un élan rua dans une porte que j’étais censé ouvrir pour découvrir l’animal qui devait m’aider à combattre le vertige et la peur du vide.

Agrippé à son dos tandis que l’élan fonçait, je fusionnai progressivement avec lui. Sa fougue s’atténuant, sa marche se ralentissant sous l’influence de notre étreinte, je me rendis compte que je me transformais en centaure. Et la solution pratique, ergonomique, prothétique m’apparut immédiatement : le lendemain matin, je m’achetais des bâtons de marche et, dès l’après-midi, je réussis à aller jusqu’au bout de la marche de trois heures qui me conduisait au Cap Fréhel.

Intuitivement, je liai de suite cette question du cap à atteindre à celle d’aller jusqu’au bout de mes projets, de mes possibles. Un élan pour viser un cap ! Bon sang mais c’est bien sûr !

Marie a su s’adapter à ma personnalité. Comme je rechigne dès que les questions adressées me semblent fermées, trop orientées, elle m’a proposé quelque chose d’ouvert, de métaphorique et m’offrant la possibilité de l’allégorie. Par définition, l’allégorie parle d’autre chose que de ce qu’elle figurerait littéralement. C’est cette ouverture symbolique qui rendit possible ce voyage à la rencontre d’animaux inattendus, et ce fut d’autant plus inattendu pour moi que je n’avais jamais, de ma vie, développé de projections envers les animaux.

Depuis, ces animaux me rendent visite et m’accompagnent. L’élan est là!

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ORANGE, VERT ET VIOLET

Les symboles que j’évoque me sont apparus sous forme de couleurs, comment dire que je n’ai rien découvert que je ne savais déjà mais que le fait d’établir un véritable dialogue avec eux m’aide à les faire négocier ensemble ce qui me convient dans le fond ou dans la forme.
Je m’explique  :  mes symboles à moi sont des couleurs. Elles sont « arrivées » sous hypnose directement liées à mon environnement proche. J’ai cherché à faire dialoguer mon ancrage avec ma fantaisie. Mon ancrage m’est apparu sous la forme d’un pied de vigne qui est dans mon jardin puis d’une violette qui se trouve au pied du pied de vigne  ;  mon ancrage est violet.
Ma fantaisie, elle, m’est apparue orange, lors de nos premiers échanges, elle prenait beaucoup de place, elle m’a demandé à être matérialisée dans mon environnement entre une vierge orange en plâtre et une petite statue de Ganesh. Alors je lui ai fait une place, j’ai trouvé chez moi un angelot que j’ai habillé d’une fausse fourrure à poils longs et refermée par un grelot.
Violet, Orange et moi avons donc continué notre travail avec Marie. Après une séance de négociation entre les parties (sic) un négociateur est apparu dont le rôle à l’avenir sera d’être le partenaire diplomate, celui devant lequel violet et orange pourront se taire pour le laisset agir avec justesse. Le diplomate s’est symbolisé en un beau vert céladon.
Celui-là même que je venais de trouver pour colorer un petit pot de peinture blanche pour ma cuisine.
Les séances d’hypnose m’ont apporté beaucoup de cohérence entre mon environnement et l’organisation de mon monde intérieur qui rejaillit sur tout ce que je fais.
Avec Marie, j’ai fixé mes symboles dans des parties de mon corps auxquelles je fais appel pour les situations délicates ou sensibles de ma vie.
Depuis que j’ai commencé à cheminer dans mes ressources intérieures avec cette aide précieuse, je n’ai plus jamais éprouvé la peur d’être démunie.

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COMME UN TABLEAU DE PEINTURE A L’HUILE DE MON PROPRE RÊVE EVEILLE

Quelques jours avant la séance, j’ai connu quelques stress dont un important et je me suis bloqué le dos. Je me suis allongée, sur le canapé, et Marie s’est mise à côté de moi sur une chaise.  Tout de suite mon chat est venu s’installer sur moi, sur mes cuisses, en regardant Marie droit dans les yeux, ce qui nous a fait rire. Nous l’avons laissé s’installer.

J’ai fermée les yeux et Marie a commencé avec des choses que maintenant je connais, le souffle, le poids du corps, les vagues qui circulent. Je suis allée vite en moi-même car je connais l’exercice.

Tout suite, j’ai senti que quelque chose bloquait dans ma jambe gauche. Les flots n’y passaient pas, à peine par mince filet d’eau vert-pomme ou bleu ciel. Il y avait un gros serre-joint qui comprimait ma cuisse à mi-hauteur. Je l’ai signalé à Marie. Je crois qu’elle m’a alors demandé d’essayer de le desserrer, ou de lui demander de se désserrer lui-même, ou même encore de faire appel en moi à de l’aide pour ce que les “êtres” qui m’habitent m’aident à enlever ce garrot de métal, je ne sais plus vraiment. Ce dont je me souviens, c’est que cela ne marchait pas. Cela laissait une sorte de froid, de vide en moi. J’ai dit à Marie que j’allais essayer de demander pourquoi au garrot serrait-t-il ma cuisse.

A partir de là, c’est très confus dans ma mémoire, je ne sais plus vraiment ce qu’il s’est passé ni dans quel ordre. Je me souviens juste de trois choses :

C’était différent des autres fois, les choses étaient moins lisibles. Il n’y avait aucune entité en moi avec qui échanger que ce soit en langage verbal comme en langage non verbal. Egalement, il n’y avait pas de scénario aussi clair. C’était un peu décousu et vide ou peu appréhendable. J’étais bien ailleurs dans un espace temps du type des rêves éveillés, tout en étant immergées dans mon corps complètement. Mais ce n’était pas aussi évident que d’habitude, c’était un peu comme si j’avais coulé dans une représentation, un tableau de peinture à l’huile de mon propre rêve éveillé. Comme si les traits n’en étaient plus aussi clairement défini mais davantage suggérés à coups de larges pinceaux et d’empattements.

La deuxième chose dont je me souviens est le vide. D’habitude je suis peuplée. Il y a toujours mon comité de 12 qui me constitue, et davantage encore toutes les affaires et relations en cours en périphérie. Là c’était vide. Lorsque j’appelais, il y avait un écho. Mon corps devenaient tout à coup une grotte vide, et la nature de l’écho m’apprenait de façon certaine qu’ils étaient tous partis. C’était très troublant comme sensation et totalement inhabituel.

Ensuite, je crois avoir perdu mon corps à un moment, je ne sais plus, il n’était plus présent il s’était envolé du côté de mon chat. Je m’en suis aperçue car Marie me demandait quelque chose par rapport à lui et que je ne pouvais y répondre. Puis il est revenu, je ne sais comment, et ni pourquoi j’y ai trouvé une sorte de poisson le long de ma colonne vertébrale possédant une longue queue d’arêtes irrégulières et tordues et à moitié plantées dans certains de mes disques intervertébraux. Il m’a fait penser à une sorte de monstre des fêtes chinoises, à mi-chemin entre le poisson, le dragon et un animal osseux issu de l’époque des dinosaures. Il était parfaitement et totalement immobile, inerte, pourtant je savais qu’il n’était pas mort.

Marie m’a demandé de lui parler, de lui demander de partir, mais c’était impossible. Cette “bête” là manifestement était dénuée de toute intelligence, même la plus pauvre. C’était d’ailleurs assez terrifiant à voir. Même un animal sauvage aussi rudimentaire soit-il, possède déjà en lui même une forme d’intelligence, une logique systémique qu’il est possible d’observer, de comprendre, et à défaut de communiquer au mieux de cadrer afin d’espérer en obtenir le comportement voulu. Là rien. Rien du tout. Ce qui signifie aucune compréhension possible. Aucune. En somme ce qu’il y a de plus terrifiant par dessus tout. Impossible de prévoir si elle était dangereuse et comment, ou inversement inoffensive. Ou bien elle aurait pu être les deux à la fois passant de l’un à l’autre sans aucune raison que l’entendement ne puisse saisir. Même la barbarie est plus rassurante. Ici j’étais face à une bête vide de sens.

Je n’ai pas pu expliquer cela à Marie, je lui ai juste dit que la bête n’était pas sympa du tout, vraiment pas, et qu’il était totalement vain d’essayer de communiquer avec elle. Pour tout dire, j’avais plutôt envie qu’elle ne me remarque pas. Puis sans raison apparente, la bête s’est mis à bouger la tête assez fort comme un poisson sorti de l’eau qui se débat. Sa queue d’épines elle était bien ancrée, et sa tête était placée entre mon nombril et mon sternum.

A ce moment-là, mon chat s’est levé et est venu placer sa patte sur le poisson qui remuait. Ce fut une sensation assez incroyable et surprenante car il avait posé la patte à l’endroit exact, et cela m’a mis en transe. Je me suis mise à respirer très fort par le ventre, avec une intensité crescendo. Je crois que mon chat s’est allongé sur mon ventre tout en gardant sa patte tendu sur la tête du poisson. J’ai respiré très fort encore quelques fois et j’ai compris alors que le seul moyen était que j‘accouche le monstre.

J’ai contracté très fort alors à plusieurs reprises, et très vite la tête est sortie, mais les épines de sa queue sont restées coincées à l’intérieur. Ce n’était pas douloureux, mais stressant car je ne savais pas comment faire pour les sortir. Je l’ai dit à Marie, mais je ne souviens plus de sa réponse. Je ne me souviens plus non plus de comment les épines se sont détachées. Je sais juste que mon chat est parti à ce moment là et que le poisson a essayé encore de s’accrocher à moi en aspirant ma cuisse droite avec sa bouche comme un poisson suceur.

Puis il y a eu un courant d’air à mes pieds qui aspirait le poisson qui s’accrochait malgré tout. J’ai finalement dû le pousser avec mon pied gauche pour le décrocher enfin. Il est parti par la fenêtre ouverte.

Cela allait mieux, beaucoup mieux!

Et mes yeux se sont ouvert tout seuls juste après.

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LA GROTTE DE MA VOIX 

À l époque de ma première séance je ne connaissais presque rien de l’hypnose mais je savais qu’en dehors de toutes les possibilités thérapeutiques (par rapport aux traumas, aux addictions, aux douleurs etc…) il y avait aussi plein de possibilités d’exploration pour mieux se connaître … Stimuler la créativité… Ouvrir de nouvelles portes… En tant qu’artiste je travaille énormément avec ma voix : chorale… Chant spontanée… Narration… Prise de parole en public … C’est à la fois mon métier et ma passion. Mais, par moment, il y a moins de travail ou moins de motivation à entretenir une véritable hygiène vocale et c’est pour cela que je voulais une séance d hypnose. J ai demandé à Marie :  » Est ce que l’hypnose peut m’aider à chanter plus souvent … Plus spontanément ?

Elle m’a donc proposé de faire une séance pour explorer cela. Après avoir posé le cadre de manière simple et très sécurisante je me suis laissé bercé par sa voix chaleureuse et enveloppante et une fois les yeux fermés, et allongé en état d hypnose elle m’a proposé d’entrer en contact avec ma voix, avec l’intérieur de ma gorge ! Soudain l’image d une caverne pleine de trésors m’est apparue ! Marie me guidait pour affiner mes visualisation et exprimer tout ce potentiel qui se révélait soudain à moi.   J ai voyagé dans ma voix dans mes sensations corporelles, dans mes émotions. Son accompagnement précis et dynamique m’a totalement réjoui…

Au moment où nous avons bien fait le tour de la question, elle m a proposé de laisser venir une mélodie qui symboliserait ma séance et qui d’après ce que j ai compris serait comme une clé à ma disposition à chaque fois que j en aurais besoin…

La mélodie est venue… Nous avons fait la transition pour sortir de l’hypnose… Je me suis reposé un peu. J’étais plein de joie et étonné de l’efficacité d’une telle séance où j’étais hypnotisé et conscient de chaque détail. Dès le lendemain, j ai senti les résultats car au premier temps mort de la journée je me suis mis à chanter naturellement ! Sans raison, juste pour le plaisir et c’est exactement ce que je voulais pouvoir faire… Et, pendant 30 minutes, de belles mélodies de chant diphonique sortaient de ma bouche !

Le lendemain à nouveau du chant spontané aux consonances amérindiennes et ainsi de suite ! Dorénavant, même si je ne travaille pas en studio, même si je ne suis pas à ma chorale, il y a cette motivation en moi qui revient et qui me permet de chanter chaque jour, même si c est simplement quelques minutes ou quelques dizaines de minutes… Et cela m’a permis d’élargir ma palette vocale et de rester en forme !

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MES PRIORITES PROFESSIONNELLES 

Convaincu par cette première séance avec Marie j ai demandé à faire une autre séance exploratoire mais cette fois-ci pour découvrir quelles seraient mes nouvelles priorités professionnelles. Elle me proposa une séance de 30 minutes  qui me permit rapidement de mettre par écrits 3 axes essentiels à développer dans ma pratique professionnelle. Nous avons symbolisé ces découvertes par des couleurs des mots et des formes simples sur un grand papier canson. Et j ai vu que cela me fut très utile car pendant l’année qui a suivi j ai développé ces 3 domaines qui sont maintenant dominants dans mes activités.

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Empreinte laissée par une chouette dans la neige après son attaque. © Gav Dog Fat Cat/Tom Samuelson

DECALAGE HORAIRE 

Ce fut une séance très émouvante car une fois en état d’hypnose, nous avons découvert qu’il ne s’agissait d’un problème de décalage horaire entre le Québec et la France, mais d’une partie de moi-même qui aurait préféré rester avec ma famille là-bas ! En discutant avec mon inconscient, Marie a pu me permettre de trouver une meilleure solution pour accueillir mes besoins, mes envies et mes émotions, tout en ayant la possibilité de dormir normalement. Cela faisait 2 semaines que je me couchait à 4h30  du matin et me levait à 14h !!! Mais le soir-même après cette petite séance d’hypnose, je profitais d’une nuit normale de 23 h à 7h30, compatible avec ma vie parisienne!!!

Alors, que vous cherchiez de l’hypnose thérapeutique ou que vous vouliez explorer de nouveaux champs de possibilités, je vous conseille sincèrement des séances avec Marie Lisel car, pour moi, ce fut vraiment utile et efficace !

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Création sonore radiophonique avec matière récoltée sous hypnose

AGOGIES

Pour écouter Agogies, création sonore réalisée par Daniel Martin-Borret avec D M-B et moi 🙂 , c’est ICI

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ET PUIS IL Y A MES BRIBES DE TEMOIGNAGES A MOI…

AUTOHYPNOSE: MEMOIRE CACHEE

L’hynose peut être utilisée dans bien des cas…
J’ai retrouvé des clés (qu’une amie m’avait confiées pour réceptionner de colis dans son appart en son absence) après avoir retourné mon propre mini-appart 3 fois (vraiment, des heures et des heures de fouille rageuse).
En troisième essai d’auto-hypnose: eureka!!! Je les vues dans la poche de mon blouson que j’ai rangé dans les boites de stockage chez mon père pour l’hiver (vu la taille des apparts à Paris, je change mes fringues 2 fois par an en Belgique). Un coup de tel, il vérifie: bingo! Et vive chronopost!

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BEAUTE FATALE

Une cliente arrive pour un soucis d’image corporelle. Anamnèse: c’est sa lecture de ce livre qui a déclenché un véritable insight chez elle. Elle a décidé d’en finir avec son rejet du corps, de se transformer physiquement et de transformer ses représentations, ses attentes (je ne me souviens pas de ses mots exacts). Elle est prête, chauffée à bloc. Le livre est dans ma bibliothèque aussi. Elle le prend comme un signe. On est raccord. Go!
PS: en suivant le lien, vous accédez au texte. Les éditions ZONES offrent certains ouvrages en ligne aux lecteurs. Bonne découverte!

Mona Chollet, Beauté fatale, Les nouveaux visages d’une aliénation féminine, Zones Editions

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PAONS COQUINS

Séance au parc de Vincennes (pas dans le bois, sur l’îlot).

Les paons se rapprochent de plus en plus, les corneilles aussi (sans parler des pigeons qui volent en piqué)… c’est à qui sera le plus informé de ce qu’il se passe de bizarre sur ce banc! Mais que font-iels donc!?

Une paonne gagne le gros lot: quand mon client ouvre un oeil, elle a quasiment le bec sur sa main. Super ancrage pour sa safe place 🙂

Les animaux sont attirés par la transe, même les oiseaux!

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AUTOHYPNOSE ANALGESIQUE

Je viens d’éviter un rdv avec l’anesthésiste (pour une opération, donc) en permettant à ma gynécologue de réussir son challenge sans devoir passer par la salle d’opération.
Vive l’autohypnose! Et merci à cette professionnelle de m’avoir prise au sérieux quand je lui ai annoncé qu’il ne fallait pas interrompre son geste lorsque je soufflais fort mais au contraire le poursuivre tranquillement car je traversais la douleur grâce à l’hypnose avec le souffle et la voix. Elle m’a crue. On a gagné! Youpiii!!! (août 2017)

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NETTOYAGE

Après avoir été harponnée par un sacré pervers, une cliente s’est retrouvée avec « de l’eau sale dans la tête », comme une éponge qui fait pression et déborde dans l’oreille qui a entendu trop d’horreurs (et tac: otite!).

En douceur, elle a posé des drains, actionné la pompe et tout nettoyé, en chantant et en dansant des mains, créé une bulle confortable qui filtre les bonnes énergies et fait rebondir les saloperies, rechargé son énergie et connecté ses gouttes de pharmacie avec des mots doux.

A la fin de la séance, elle riait. Moi aussi.

Youpi!

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SYNCHRONICITES

Il m’arrive souvent de constater que les demandes de mes client.e.s ont des points communs avec ce que je traverse ponctuellement (du deuil à l’invasion d’insectes, en passant par l’insécurité liée à une NRE 😉 )
Je me dis régulièrement que c’est chouette de travailler sur une problématique qui pourrait résonner mais que je parviens à garder hors de moi (ne pas être impactée, rester uniquement avec le client, sans affect ni images personnelles).
C’est tout d’abord un excellent entrainement de positionnement propre (alignement, etc).
Et en plus, sans y penser, j’ai remarqué à plusieurs reprises que ça me faisait aussi travailler par ricochet (rêve nocturne), comme une prise de hauteur, un recadrage en somme.
La vie est bien faite !

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Mallarmé, « Un coup de dés jamais n’abolira le hasard ».

MODIFIER SON REGARD

Dans l’exercice ci-dessous, les cercles sont occultés par le cerveau, car ce dernier essaie d’interpréter ce qu’il voit – créant une vision déformée de la réalité, où ce que nous voyons ne colle pas avec ce qui en fait est devant nos yeux. Avec une consigne très simple du « comment modifier le regard », les cercles apparaissent de suite (en tout cas pour moi).

Voilà une sacrée métaphore sur notre façon d’envisager le monde! Ce que je perçois dépendrait donc de ce que je pense? Des consignes que l’on me donne?!

Ca vous rappelle quelque chose d’hypnotique? 😉

Le jeu complet est  ici

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Certaines personnes identifient les cercles rapidement, mais bon nombre d’entre elles passeront une éternité à les chercher. Essayez pour voir – pouvez-vous identifier les 16 cercles dans cette image ?

CONNEXION ANIMALE PAR AUTOHYPNOSE

Dans un parc de Bruxelles, j’observe une magnifique petite chatte tricolore, absorbée dans sa chasse ,qui fuit les humains tentant de l’approcher, pour ramper vers les oiseaux en frétillant de l’échine.
Je m’arrête à quelques mètres, à côté d’un buisson, et me mets à ronronner en me connectant à l’environnement.
Quelques minutes plus tard, la demoiselle chasse de plus en plus près, jusqu’à venir se poster entre mes pieds, toujours fixée sur les branches où elle entend/imagine ses proies, comme si elle ne me voyait pas. Je continue à ronronner sans bouger.
Elle fonce dans un arbre (moi je ne vois pas d’oiseau), attaque l’air, s’arrête, puis s’engage tranquillement sur une branche qui vient vers moi, à hauteur de visage, me regarde pour la première fois et me lance un rrraouw? La conversation s’engage donc 🙂
Ensuite, nous jouons (à chats). Puis elle repart en chasse. (mai 2017)

D’autres témoignages  ici: « Les chats et l’hypnose »

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QUI REGARDE? 

Je replie mon hamac et me mets en route. Une grosse libellule me frôle et s’arrête sur une branche juste devant moi. Je m’arrête et me vide de mes intentions (je ne désire rien, je suis juste là, je fais partie du monde), immobile, les yeux fixés sur elle. Elle repart, fait un grand cercle et revient sur la branche, un peu plus près. Et encore un cercle vrombissant et se repose, de plus en plus près, plusieurs fois.

Je peux voir le moindre détail de ses ailes, de ses yeux, de ses pattes… et elle aussi! Clairement, elle me regarde. Le moment est intense. Nous nous laissons nous regarder en profondeur.

Elle repart, un cercle, se repose, encore plus prêt. Et là, j’entends très distinctement… le son de ses mandibules.

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MAUVAISE HERBE?!

Mauvaises herbes ou plantes médicinales?
C’est une question de représentations!
Jef Geys, l’un des artistes belges phares, travaille sur les plantes qui poussent entre deux pavés depuis pas mal d’années (j’ai découvert ‘quadra medicinale’ à la biennale de Venise en 2009)
En 2017: « Le Tour de France 1969 d’Eddy Merckx de Jef Geys / Les Plantes Médicinales », du 02 juin au 13 août 2017

L’art contemporain et le recadrage 🙂
http://i-ac.eu/fr/expositions/24_in-situ/2017/401_JEF-GEYS

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SYNCHRONICITE

Retour de pique-nique, il est tard, nous sommes chargés. L’arrêt de bus n’est pas desservi, il va falloir marcher. Les enfants râlent, ils sont fatigués…
Je commence à chanter « 1 km à pieds, ça use, ça use, 1km à pieds, ça use les souliers… La peinture à l’huile… 2km à pieds… ». Le rythme est entrainant, nous parcourons joyeusement plusieurs arrêts avec la ritournelle.
Nous en sommes à « 26km à pieds… » quand nous rejoignons le premier arrêt desservi, où le bus 26 arrive en même temps que nous.
Magie! (juillet 2017)

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UN POTEAU ALLERGISANT?!

Le mystère du commencement de certaines allergies (et de bien d’autres troubles) s’éclaire en écoutant les enfants. Merci à Isadora (6 ans) pour ce dialogue édifiant avec sa maman! En hypnose, c’est exactement ce genre de logique décalée que l’on découvre sous les couches de la rationalité dominante et que l’accompagné a alors l’occasion de transformer, pour se libérer de liens de « causes à effets » limitants.
– « Maman ze crois que ze suis allergique à ce poteau, là. » (banal poteau au coin de la rue)
– « Ah bon? »
– « Ben oui quand ze me suis approchée du poteau ben zai éternué d’un coup. » (juillet 2017)

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SORCIERE

Première séance, une accompagnée découvre son premier dividu (sans que je présuppose quoi que ce soit): une sorcière sombre et maléfique. Elle bloque face à cette part d’elle-même qu’elle ressent comme autre et comme dangereuse.

J’accueille la sorcière, en lui disant que, « souvent, les apparences de dureté, de méchanceté, sont là par protection et qu’elle doit avoir vécu bien des épisodes douloureux pour avoir choisi cette représentation-là. L’espace-temps de la séance est pour elle, elle peut se sentir écoutée, prise en considération. Bienvenue et merci d’être là. »

L’accompagnée me dit alors que la sorcière s’est transformée en une petite fille qui pleure. Elle la prend dans les bras, pleure avec elle, l’écoute, lui parle… A la fin de la rencontre, elle passe un pacte d’actions concrètes avec l’enfant, qui commence à sourire, à pétiller, timidement.

Quand elle sera rétablie et vraiment en confiance, nous reparlerons de ses pouvoir magiques 😉

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Mary Wigman by Charlotte Rudolph

CONSEIL DES GENIES

Le principe du conseil des génies est pas mal en séance. J’adore les recadrages qui en ressortent. Hier (fin octobre 2017), je l’ai un peu mixé avec la négociation de parties.

Quand l’accompagné.e a rassemblé son équipe, j’ai suggéré d’inviter aussi sa propre partie marrante (celle qui rigole, dédramatise, s’amuse, pointe les bécasses) et aussi sa propre partie soignante-sage-magicienne (selon sa représentation) et de demander si quelqu’un d’autre voulait se joindre au groupe.

Du coup, iel a aussi mis dedans « une Marie Lisel, qui est en pleine forme » (contrairement à moi, car j’éternuais et je toussais pas mal). Cette Marie parlait d’une voix claire, était habillée différemment de moi et était indépendante, je ne la contrôlais pas, elle vivait dans le rêve de l’accompagné et non en moi (elle m’a même fait une blague-recadrage à moi à travers son rêve à iel). Comme une représentation de moi en mieux par l’accompagné.e en somme.

La séance a été dingue (une de ces séances dont on se souvient)… et l’accompagné.e a dénoué plein de noeuds avec son équipe.

Youhou!

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Martin Parr

UN MONDE MERVEILLEUX

« On vit dans un monde merveilleux d’images et d’objets, Il suffit d’ouvrir les yeux ».
Hervé Di Rosa (exposé à la Maison rouge)
http://www.parismatch.com/Culture/Art/herve-Di-Rosa-Monstres-et-merveilles-1152824

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DEUX RENARDS

Cette pièce électroacoustique me régénère en transe douce, depuis longtemps. Elle est de François Dumeaux et s’appelle « Deux renards » (2013).
« Pièce en trois parties, mêlant synthèse modulaire et phonographies naturalistes. Simulacre, mimétisme, apprivoisement, charme, sortilège, et mystère ont été les principales notions qui en ont guidé la composition. »
A écouter sur soundcloud

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DIVIDU FARCEUR

Nous en sommes à la discussion préliminaire (glissement tranquille de l’accueil à la DO).

J’écoute et j’observe ce que « dit » un.client.e: D’un côté j’ai envie de foncer… (sa main droite s’agite vers l’avant), mais en même temps… (sa main gauche s’ouvre et monte en souplesse).

L’explication se poursuit un moment. Au moment de présenter le teaser, j’utilise ce que j’ai observé des mains, comme exemple de gestes non conscients reliés à des « parties » dont les intentions et les peurs sont différentes.

H. m’écoute attentivement. Et, lentement, sa main droite se lève et va se placer, le majeur tendu vers le haut, barrant les lèvres, les autres doigts repliés sur le menton. J’éclate de rire: la partie fonceuse est aussi farceuse! Elle vient de me faire un doigt d’honneur!

Le temps d’expliquer à H. la blague qu’elle vient de nous faire et de rassurer les parties sur notre alliance en riant « tous ensemble », le rapport est parfait. Et c’est parti!

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WOODY 😉

Simon Roussin, « woody allen in stardust memories », 2016
sérigraphie disponible sur ww.artsfactory.net

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JUSTE LA VIE

« bon… il ne s’est pas passé grand chose, j’ai juste remis de la vie dans ce qui était tout mort et tout sec » dixit un.e client.e, tout juste sorti.e de son imaginal.

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VOLER, NAGER… C’EST PAREIL

Ma filleule, 7 ans, priée d’aller se coucher à 22h: « Marraine, tu m’ensorcelles s’il te plait? J’ai pas sommeil ».
Du coup, me voilà partie pour une discussion entre nounours et doudous sur les couleurs des rêves, les joies du sommeil, les voyages dans des pays merveilleux… que le raton laveur conclut très joliment, d’une voix de fillette ravie: « quand tu voles, c’est comme quand tu nages dans une piscine, à part qu’au lieu de boire la tasse, tu respires encore mieux! ».
Voilà! Belle nuit (avril 2017)

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MONTE LE SON

Un.e client.e rencontre un personnage allégorique dans un voyage. Je lui demande de l’observer, de le ressentir (vibration, chaleur, émotions, impressions…) et de l’écouter attentivement, sans rien faire.

Iel s’impatiente « Moi je veux bien mais je ne l’entends pas, il parle mais le son est coupé ». Je lui propose l’outil du potentiomètre.

Après quelques essais : Hé, mais ça marche! C’est dingue ce truc, j’entends sa voix! 

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Eliane Radigue

VISION

Je me suis arrêtée devant ce tableau, au Musée d’Orsay.
Une vision – les yeux fermés – après avoir entendu une histoire… serait-ce un rêve éveillé?
Paul Gauguin, « La Vision après le sermon ou La Lutte de Jacob avec l’ange », 1888, huile sur toile, 72.20 x 91.00 cm, National Galleries of Scotland, Edinburgh.

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UNE SEANCE COMME CADEAU

C’est une première: un client.e  présentant des douleurs physiques, qui vient de passer une première séance très intense (je n’ai pas poussé, iel en avait visiblement besoin, émotions fortes, épiphanies, larmes et soulagement) et magnifique au point de vue du déploiement de l’imaginaire, me dit en partant « Je vais vous envoyer un ami, je lui offrirai une séance pour son anniversaire dans deux semaines ».
Quand l’accompagnement pour un changement vers un mieux être et la pratique artistique se rejoignent, le champ des possibles me surprend là où je m’y attends le moins…

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CA POUSSE!

Cet aprem, un.e client.e a chanté faux, pour qu’il pleuve sur sa terre brûlée et que la vie reprenne. Puis les sanglots et l’orage ont éclaté en même temps. Je me réjouis de sa prochaine séance. Son ours lui a certifié en dansant qu’avec toute cette flotte, ça allait pousser grave!

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DANS TON PROPRE COEUR

« Dans une sorte de rêve, Maître Hora envoie Momo découvrir la source du temps. Sous une coupole d’or pur, à la surface d’un bassin d’eau noire, un balancier fait surgir une fleur aux couleurs éclatantes. Bientôt, celle-ci se fane inexorablement, laissant la place à une autre, différente et encore plus belle. Sans se lasser, Momo, fascinée, regarde les fleurs s’épanouir et mourir l’une après l’autre. Peu à peu, elle perçoit aussi autre chose : elle entend une musique douce et lointaine qui la persuade que « l’univers entier, jusqu’aux étoiles les plus éloignées, est tourné vers elle et lui parle ». C’est cette musique, comprend-elle, qui donne naissance aux fleurs éphémères. À son retour, Maître Hora lui révèle qu’elle est allée dans son propre cœur.
——————————–
Momo est un film italo-allemand réalisé par Johannes Schaaf et sorti au cinéma en 1986.
Il est cité ici par Mona Chollet, dans son livre (texte disponible en ligne sur le site de des Editions Zones) :
Chez soi, une odyssée de l’espace domestique.

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AVEC DES CHIPS!

Fin de séance avec une personne qui a la quarantaine.

Après une longue et fructueuse négociation entre parties, je rappelle qu’il est toujours possible de dialoguer ensemble, en séance et en dehors aussi, à deux ou tous ensemble, dans un endroit agréable comme nous venons de le vivre, autour d’un banquet…

Et là, une voix enfantine très décidée s’élève: Avec des chips!!!

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– CONCILIATION DE PARTIES CHEZ L’ACCOMPAGNANT.E –
Quand je travaille en séance ou en atelier, ma vigie / position méta / observateur.rice (moi je dis « vigie ») me signale si je suis impactée (émue par un contenu ou un processus qui me rappelle une situation personnelle, par exemple), si je dois veiller au contexte (promeneur avec gros chien s’approchant, dans les séances en extérieur), si je « pousse » (il y a alors un besoin de respirer et de laisser flotter), etc.

Lors de cette séance impromptue dans un contexte violent, ma négociation intérieure a été bien plus complexe. Elle s’est néanmoins mise en place sans effort, de façon étrangement naturelle. Bref, elle m’a étonnée 🙂
Et vous, avez-vous des négociations de parties de l’accompagnant.e à raconter?
C’est un sujet passionnant!

***

Je partais en stage, un dimanche d’octobre 2016, à 9h, quand je suis tombée sur deux mecs dans la rue déserte. L’un, zigzagant vers moi pour m’interpeler, présentait une joue entièrement arrachée, qui pendait dans le vide comme un steak, les yeux fous (drogue, crack je pense). L’autre, prostré sur un banc, les yeux mi-clos, avait le cou tranché, d’où sortait des jets de sang qui formaient des taches à ses pieds, comme une fontaine, à intervalles réguliers.

J’ai demandé au premier de reculer, de me laisser de l’espace et du calme pour expliquer la situation à la police et aux pompiers, en lui montrant l’endroit d’où j’allais le faire (de l’autre côté de la rue, il pouvait me surveiller). En téléphonant, je les regardais. Police puis pompiers… questions-réponses, puis l’ordre de ne pas m’approcher dans le combiné.

C’est donc en vérifiant ma distance de sécurité que j’ai commencé à parler d’une voix forte et tranquille à l’agité qui s’était mis à menacer en hurlant de frapper l’autre avec une poelle ramassée sous une voiture.

Je n’avais jamais senti à ce point mon ancrage, mon calme et mon amour de l’humain, qui vivait là, face à moi, une situation cauchemardesque. Ma partie « accompagnante » s’est mise en place naturellement, avec détermination. Une autre la regardait faire avec la surprise d’être capable de ce calme et veillait à la sécurité. Les autres dividus (voir plus bas)… se sont terrées dans un premier temps.

Personne ne pouvait s’approcher. Crack, tessons de bouteille, poelle à frire, blessures, rendaient ces deux hommes trop dangereux. Deux jeunes mecs de la cité se sont placés du côté du mourant, à distance aussi, l’exhortant à appuyer sur son cou avec son pull, lui intimant de tenir le coup jusqu’à l’arrivée des secours, de rester avec nous, de ne pas abandonner… Ils parlaient de façon positive et tonique. Moi, de l’autre côté, je parlais d’une voix étrangement profonde au mec qui tenait la poelle en main et menaçait l’autre. Peu à peu, il s’est calmé, a arrêté de hurler, s’est assis sur le banc et a attendu, les yeux mi-clos, écoutant ma voix qui le berçait.

Nous étions trois accompagnants et deux accompagnés et nous ne formions qu’un, une unité tendue vers l’objectif de l’attente des secours en évitant toute nouvelle catastrophe. Pendant 15 minutes. Tout le monde était concentré. Moi, je ne réfléchissais pas, les mots venaient tout seuls et je ressentais un amour profond, du calme, pas de peur à ce moment-là.

En même temps, une partie de moi hurlait à l’intérieur que l’autre mec était en train de mourir sans qu’on lui tienne la main. J’ai dû faire des efforts pour résister à la pulsion d’y aller.

En gros, j’étais dissociée à fond et en même temps extrêmement présente, associée à la situation: A, Marie qui aurait pu paniquer car terrifiée par la violence, le sang, la folie du drogué: placée très loin sur un écran, dans un cadre / B, l’hypno : en première ligne, elle prend un maximum de place, comme une sphère qui s’ancre dans le sol, associée aux quatre hommes et dissociée du contexte, de la rue, de A et de C et complice avec D / C, une partie qui crie à l’intérieur que personne ne doit mourir seul, qui veut avancer pour donner la main: mise de côté, gérée par D, comme une scène à part, qui n’interfère pas sur B / D, la vigie raisonnable qui refuse de prendre le risque d’avancer, qui guette pour rester en sécurité, qui communique d’un regard avec les deux jeunes qui soutiennent le mourant, qui ancre encore davantage les pieds au sol tout en les maintenant en capacité de déguerpir si une crise de rage réveillait le mec à la joue pendante, qui reste associée au contexte, dans et hors de la bulle, qui écoute les bruits environnants, qui permet à B d’être entièrement dans le rapport, en fait.

Quand les flics sont arrivés, les deux jeunes ont filé (ils devaient savoir qu’ils risquaient de grosses emmerdes). Moi je ne risquais rien avec ma bonne tête de femme-blanche-intello. Je leur ai donc expliqué la situation à leur sortie du combi: « le mec à gauche meurt, sans doute artère tranchée, le mec à droite est sous hypnose et les deux sont sous crack, avec des gestes lents ça peut être simple ». Mais ils ont foncé dans le tas comme des cowboys et se sont battus avec le mec valide avant de s’occuper du mourant. Puis, l’ambulance est arrivée.

Je suis alors allée en stage et je me suis concentrée sur les objectifs de la journée. Mes séances, le jour-même et les jours suivants se sont bien déroulées, j’ai pu mettre mes émotions de côté et m’aligner.

Le soir, j’ai appris par une bande du quartier vers qui je suis allée pour des renseignements que le mec était mort à l’hôpital. Plus tard, les policiers, au poste, n’ont pas pu le confirmer verbalement, car « l’affaire » était passée à la criminelle. Mais bon… calibration et sous-entendus évidents (texte: « je ne peux rien vous dire » et tête qui fait « oui, désolé »).

Une partie de moi savait que j’avais fait ce que j’avais pu.

D’autres parties, elles, ont dû être entendues et apaisées a posteriori. Il m’a fallu gérer avec un collègue la terreur qui est ressortie et aussi la colère contre les secours qui ont tant tardé, contre les flics qui ont frappé et aussi la culpabilité mêlée au sentiment d’injustice du fait que je n’ai pas pu donner la main au mourant et aussi le sentiment d’impuissance face à quelqu’un qui meurt… Aujourd’hui, il me reste de ces parties un sentiment de tranquillité et un voile de tristesse.

Dans cet épisode, j’ai été à la fois une présence unifiée, un élément de cette bulle à cinq (les deux blessés et les trois accompagnants) si dense, et au moins quatre parties intérieures en crise-conciliation permanente.

L’analyse a posteriori m’a beaucoup appris sur le fonctionnement des parties du côté de l’accompagnant.e. On n’a pas l’habitude d’en parler, mais l’accompagnant.e aussi a droit à une conciliation de parties dans les séances aux moments critiques de violence ou simplement de doutes. Et iel a intérêt à manier cet outil avec dextérité pour rester aligné.e!

Ce fait date un peu… c’était le lendemain matin de Nuit Blanche 2016. j’ai mis quasiment un an à reprendre mes notes pour en faire un témoignage. J’imagine que cela a un rapport avec un travail intérieur sous-jacent, qui s’est fait dans le temps.

La conciliation de parties du côté de l’accompagnant.e est un sujet qui m’intéresse beaucoup… A suivre… cela mériterait d’être détaillé davantage et illustré d’autres exemples.

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REVES LUCIDES

J’aime rêver de façon lucide. mes témoignages sont ici 🙂

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INDUCTION INVOLONTAIRE

Je m’amuse souvent de l’induction par confusion non volontaire, chez les universitaires notamment.

Une copine chercheuse a reçu ça:

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AUTOHYPNOSE: CHANGER D’ETAT EMOTIONNEL PAR DES ACTIONS CONCRETE

Il y a pas mal d’années, je tenais une liste très longue de tout ce qui me faisait du bien. Quand je passais un moment difficile, je prenais ma liste et m’en inspirais (plutôt que de rester prostrée). C’était magique!

De mémoire, il y avait prendre un bain très chaud, l’odeur de l’essence de mandarine, du chocolat très noir, caresser un chat qui ronronne, passer papoter avec le sans abri de la gare qui n’avait aucune mémoire et me racontait exactement la même histoire jour après jour tout exalté (il m’invitait à danser et faisait une démo, magnifique), me balader seule dans un parc ou un bois, me masser les pieds, dire « tu me fais du bien » à un ami, trouver un objet insolite sur le jeu de balle, prendre le soleil à une terrasse, sentir le souffle des chevaux sur mon nez, me glisser dans des draps frais, écouter l’enregistrement que j’avais fait de ma grand-mère morte depuis, visiter certains commerçants blagueurs, lire certains poèmes, écouter certaines musiques (là, je ne sais plus, mes gouts ont changé), nettoyer les feuilles de mes plantes, faire sourire un.e inconnu.e, un hug chaleureux, suivre une abeille le plus loin possible, observer la construction d’une toile d’araignée, chanter en nageant sous l’eau…

Aujourd’hui, quand je sens que je commence à « vriller », j’ai toujours le réflexe de faire un truc qui me fait du bien et de m’encourager « Allez, un bon massage et tu vas te sentir toute lisse et nettoyée ».

La recette de Mamyhypno? avoir sous la main une liste (car quand on est en crise, on n’a plus d’idée) pour se faire du bien en posant un acte (de préférence qui engage le corps) + s’autosuggerer positivement que l’acte posé va avoir tel ou tel effet + ritualiser l’acte (mettre les formes) + rester focus sur les sensations (ce qui est perçu par les sens, dans le corps) + s’autoriser de prendre le temps…

PS: écoutez à ce propos sur France Culture: Réconforts – refuges contemporains

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TRANQUILLE

Feedback de première séance (juste avant la deuxième): « Depuis un mois, beaucoup de choses ont changé: je n’ai plus d’eczéma aux pieds, le ventre s’est calmé, le dos va mieux aussi, j’arrive à respirer, mais surtout, j’ai trouvé ma direction et refait mon CV ».
C’est là qu’il faut laisser la position Meta (celle qui observe mon positionnement d’accompagnante) décrocher la mâchoire et écarquiller les yeux très très loin derrière pour – en synchronisation avec la personne – ressentir ce rythme comme tranquille. Yeah!

École Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette (ESNAM)

MODELISATION: « Trying to be »

EMILIO LÓPEZ-MENCHERO signe une série de photos ou vidéo-performances, auto-portraits dans lesquels il incarne des personnages mythiques. Pour des hypnos, voilà un parfait exemple de modélisation dans le domaine artistique autre que théâtre ou cinéma.

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Série « Trying to be » Emilio Lopez Menchero

 

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